samedi, mai 20, 2006

A ceux qui ne le connaissent pas...


"

Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

[...]

Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?

[...]

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
"
-Brassens


Je vous l'ai raccourcie, c'eût été (woaahaaaa -_-') trop lourd autrement...
Pour lire les paroles en entier: Mourir pour des idées


A ceux qui ne le connaissent pas, lui, ce grand homme: vous avez tort.

~~



mercredi, mai 17, 2006

The ballad of the sweet Café.

Hm. Plonger. Plongez. Plongez dans le caffè. Plongée...

Co-lum-bus. Partout, ces gens-là. Tellement international, que personne ne peut identifier d'où vient cette photo. D'où vient CE café. Et pourtant, pourtant...

Pourtant, c'est vrai, il ne vient de nulle part, dans la vraie réalité véritable et véridique. Il ne vient de nulle part, il aurait pu être n'importe où. Peu importe... Ce qui compte, c'est qui soit dans les rêves. Dans les souvenirs, et dans les retrouvailles.

Que quand une gorgée coule lentement du bout de la langue jusqu'au fond de la bouche, le goût se répend, s'étend, se vaporise, et tout notre être s'en impregne. Métaphore, encore.

Comme si la machine a café avait explosé, trop de pression, trop usée, on lui en a trop demandée, elle était pas dans un bon jour, parce que le ciel pleurait une pluie acide, acide comme le café quand la pression est trop faible de 0,0001 HPa. Mais le concept de café n'est pas mort: il ne mourra jamais. Alors ça fait des mois, des années, qu'on n'a pas bu de café, parce qu'on n'a pas fait l'effort de changer de machine, la perte de l'ancienne a été trop démoralisante. Mais on retrouve cette gorgée. Cette odeur, cette couleur, cette saveur.

[pourquoi tout un chacun se sent alors obligé de fermer les yeux comme dans la pub Carte Noire, ça... mystère et pâte mâcher.]

Bah oui, forcément, on rouvre les yeux. Parce que la lumière diffuse, claire, et printanivale, inonde les grandes rues et les petits boulevards. Et on se surprend à sourire. Enfin: à sourire de cette façon. Sans... motif valable: et c'est ça qui fait plaisir.


Une gorgée à Venise

Une gorgée à Paris

Une gorgée en Espagne

Une gorgée à Berlin

Une gorgée à Bruxelles

Une gorgée à Windsor

...et une gorgée à l'intérieur.


lundi, mai 01, 2006

Muguet.



Je me sens d'humeur Muguet.
Naaaaaaah. bande de crétins. J'ai pas dit que mon humeur puait le muguet.... Juste d'humeur muguet; ou muguette si vous préférez.
D'ailleurs, quand vous voyez cette photo, ne vous sentez-vous pas un peu muguet, quelque part, en train d'être sniffé en tort et en travers par des millions d'inconnus qui ne vous prennent en considération qu'un unique jour par an? Haha, ça y'est, vous avez une tête de muguet!

Une belle phrase, d'ailleurs. "T'as une tête de muguet.". Rien que pour le plaisir de voir comment les gens réagissent-hey! d'où tu me traites de muguet, spèce de pissenlit!

Marant comme la barbiche peut conférer aux sages chinois tout un univers de sagesse, quand par ailleurs elle tend fortement à... hm... "enstupidifier" cet animal. Haha. Dites vous que si vous avez une tête de muguet, alors au moins vous avez, un jour par an, le privilège d'admirer la tête de tous ceux qui ne sont pas muguet. Et le spectacle de ce sourire crétin, narines toute dilatées, vaut bien l'Indigo des pervenches.

Allez, j'arrête de me moquer du genre humain, puisqu'après tout il ne s'agit que d'un chwal. Un charmant animal, n'est-ce pas? Sans comparaison aucune. Mais après tout, dirait Blaise le Blazé:

"que ne sommes nous des roseaux?"



(promenade champêtre sur les ptites routes de normandie)