dimanche, septembre 28, 2008

Béhêlian Rhapsody


Ladies and Gentlemen, Welcome to the Big BL Stupid Pun Show !

Laissez-moi vous présenter nos dernières trouvailles, personnages de contes de fées qui peuplent nos contrées deuxcencinquesques, et ajoutent une pointe de sucré salée au goût amère de la précarité de la vie. Quelles magnifiques créatures (BL... c'est un mot qu'on dirait inventé pour elles...)
-la BL au bois dormant
-la BL et la très Bête
-BL et Sébastien
-la BL et le richard
...mon inspiration se tarit, mais je crois que c'est la BL époque pour être BL BL BL comme le jour...

A vous.


mardi, septembre 23, 2008

Le Premier Jour




J'ai le regard vitreux, et le teint pâle, visage cerné par les microbes, gorge comme du papier de verre, malgré les couches successives de miel et autres substances apaisantes. Mais mon esprit est multicolore: violet tapissé d'étoiles orangées, mais aussi bleu rosé-doré coucher de soleil, avec de fins liserets d'argent, comme si vous preniez un polynôme de degré n et que vous attribuiez une couleur à chaque coefficient ak... 

Et si le corps accuse la fatigue et inspire la pitié, peut-être, l'esprit, lui, flotte dans des hautes sphères de bonne humeur et d'allégresse. Et s'il faut du vin chaud à la cannelle pour taire cette dichotomie cartésienne, et bien soit, chers alchimistes, à vos breuvages (et moi, à mon sang de Christ bouilli) ! 

Ne vous en faites pas, je vais mieux. Et je rayonne, respire et transpire la stupidité de l'instant, la beauté du contingent, alors, faites comme pour les chocapics, profitez-en. Je frise des sommets de degrés d'être jamais atteint pendant ma carrière de béhêle.

lundi, septembre 22, 2008

Boys Don't Cry



Y a pas à dire. Y a des héros, ils ont quand même la classe. 

"Comme un homme
Sois plus violent que le cours du torrent
Comme un homme
Sois plus puissant que les ouragans
Comme un homme
Sois plus ardant que le feux des volcans
Secret comme les nuit de lune de l'Orient"

De quoi faire réfléchir une post-adolescente, profondément féministe dans l'âme, en mal d'identité.

Vous saviez, vous, que manger trop de bonbons au miel de pharmacie avait des effets secondaires indésirables?

samedi, septembre 13, 2008

I Shot The Sherif...

D'avance, auprès des lecteurs qui se reconnaîtrons, je m'excuse des redondances de mon blog.

Traduction de Platon, Gorgias, §400 et des poussières (plein de poussières ! ), français moderne, voire post-moderne:

Socrate v. Calliclès:
S:Jpensais que quand tu disais plus puissant, tu voulais dire le plus ouf, quoi. Mais t'es pas d'accord. Alors dis moi c'est quoi pour toi le meilleur. Mais fais gaffe: je pige pas très vite.
C: Tu t'fous d'ma gueule ou quoi?
S:Maaaaais non. La vie d'ma mère, s'toi qui 'tfous d'ma gueule. Nan mais franchement c'est quoi pour toi, le meilleur?
C: bah c'est ceux qui sont meilleurs que les autres, quoi, qu'ont plus de valeur.
S:Mais vazy tu dis rien, là...pour toi, les meilleurs, et les plus forts, c'est les moins teubés?
C: la vie d'ma mère c'est d'ceux là que j'parle.
S: Ca veut dire le mec il est moins con que tous les autres, donc il est plus puissant, donc c'est lui qui commande, et les autres y ferment leur gueule et ils obéissent.
C: ouais, c'est ça. En vrai, le meilleur et le moins con, c'est lui qui dit c'qui doivent faire aux plus cons, donc c'est lui qui remporte le pactole.
S: attends, tu déconnes, là. Si j'mets pleins de mecs dans une piaule, plein de bouffe, et y a un mec il est épicier, c'est lui qui aura plus a bouffer?
C: mais trop clair !
S: Donc parce qu'il sait carotte les autres, il a plus a bouffer, même s'il peut pas bouffer autant que des gros?
C: Nan mais attends tu m'parles de bouffe, là, que des conneries. Zyva, J'te parle pas de ça, moi !
S: Mais le meilleur c'est le moins teubé, pour toi?
C:Ben ouais !
S: donc le meilleur il doit avoir plus
C: Mais pas pour la bouffe !
S:ouais, ouais, ok. Mais ptet si c'est un sweat. Le mec qui sait en quoi c'est fait, il a le droit d'avoir le plus grand sweat?
C: mais vazy d'où tu m'parles de sweat, toi ?
S: Bon, alors le mec qui fait des Adidas, il a le droit d'avoir les plus belles Adidas, non?
C: Mais quoi des Adidas, t'as pété un cable ou quoi?
S: Nan mais tu veux ptet dire le paysan, y doit avoir toutes les bouses du pays...
C: vazy, change de disque, mec !
S: bah quoi? on parle toujours de la même chose, quoi,
C: mais pourquoi tu m'parle que d'Adidas, d'épiciers et de paysans? Genre c'est d'eux que je parlais, quoi...
S: Bah alors, pour toi c'quoi, le meilleur et le moins teubé? T'as rien à dire ou quoi?



mercredi, septembre 10, 2008

Private Investigations

"A ce visage - personne ne l'aperçut jamais -, simplifier la beauté n'apparaissait pas comme une atroce économie. Nous étions exacts dans l'exceptionnel qui seul sait se soustraire au caractère alternatif du mystère de vivre". 
René Char, "Envoûtement à la renardière"

Il est des poésies, des trouvailles de la langue, qui vous donnent honte de ne vous exprimer qu'habilement. De jouer aux mots qui rebondissent sans vraiment les écouter, en forçant la serrure quand la littérature se dérobe à votre plume malhabile. Condamnés, dès lors, à chercher la beauté dans l'altérité, sur l'Olympe des poètes auquel les mortels handicapés de l'expression ne jettent qu'un regard lointain et envieux. Au mieux, de sombrer dans l'incompréhensible autoréférencé, avec cette seule satisfaction d'une obscurité qui se voudrait mystère, mais qui ne reste que confusion. 

Et vice et versa. 

samedi, septembre 06, 2008

Song For A Samouraï

Je suis actuellement en pleine installation de ma machine à remonter le temps. Il aura fallu me jeter dans un épais tapis de poussière, tiers de manche d'aspirateur à la main, mouvoir un bureau pesant sûrement plus que moi, et ceci sans laisser choir ma paperasse BL des deux dernières années sur mes deux petits petons vulnérables. 

Je n'avais pas vraiment rangé depuis deux ans, et je dois avouer qu'on se sent mieux après. Je respire. Blogger est enfin clément avec mon petit Mac remis à neuf (non que j'aie quoi que ce soit contre le fait de coder moi-même mes messages à la main...). 

Ma mission visant à rentabiliser mon premier samedi pour ne rien faire du tout a par ailleurs été couronnée de succès. Je n'ai pas perdu la main en ce qui concerne la ghlânde, et ceci est déjà une base solide pour envisager l'organisation de mon travail. A petits pas (mais à grands pieds !), je réfléchis plus que je n'avance, et je souris plus que je ne pense. Avant de m'attaquer à l'aide de ma fronde à la terrifiante et moustachue Fatigue (vous savez bien que tous les méchants sont moustachus, ce qui n'est pas une condition suffisante) tel David devant le géant Goliath, je vérifie que j'ai encore ma seringue de volonté dans ma poche (...les elfes, vous savez....)

Toutefois, je reste sceptique quant aux prémisses post-automnales de ce mois de septembre, qui vont m'obliger à accélérer et rallonger mon processus d'hibernation. Et ceci sans compter les pourboires de vitamines C et autres produits dopants chocolatés. 

Avouez-le... Encore une ou deux résolutions du style "Je ne m'engagerai pas dans une relation adultère avec Généreux", et je vous ferais presque pleurer de bons sentiments. Mais le Monsieur ci-dessus a dit: "Papam palapam."

mardi, septembre 02, 2008

Us And Them

On prend les mêmes, on recommence. Les mêmes têtes fashionisées, les mêmes minettes et minets bien sapés, les quatre épingles trop tirées. Les mêmes, avec le bac en plus.
Mais le maître samouraï qui n'ose plus enseigner sa religion, les personnes non embêtables, car absentes, ce vide étrange d'une situation qui semble être jumelle, immobile, atemporelle, tout en laissant un arrière goût d'étranger.
Les mêmes, la troisième guerre en plus.

Les mêmes, mais plus âgés, moins naïfs, moins avides de fiches, plus assommés par le dernier tiers de leur carrière de khâgneux qui s'amorce, avec envie de bien faire et appréhension de l'échec.

A mesure que les jours vont s'accélérer, le temps va s'arrêter, encore, pendant à peine plus de 8 mois.

Mais on voyage, visionnant les photos au fin fond de la classe.