jeudi, mai 29, 2008

The Circle Of Life




"You're a very well rounded individual". On devrait pouvoir passer sa vie en tournoiement-retournement-détournements dialectiques jusque dans les moindres bronchiolites, juste pour le plaisir de citer de belles phrases accrocheuses. Ou alors se pencher sur le bord du cendrier, souffler dedans pour faire de la poussière, danser le houlahoup' dans les ronds de fumée, et décider, au détour d'un sushi, que notre belle soirée plannifiée n'a qu'à aller se faire, et tous ces gens alcooliques et dépensier, avec. "I can't take my eyes off of you". I can't take my mind off of you. And you're still far far away ("and you're so far away from me - so far I just can't see").

Le plus génial, c'est l'effet défrustratif: enfin un texte qu'on peut lire sans avoir à faussement se convaincre - pour la forme - que l'auteur comprend ce qu'il dit.

Le tremblement se charge d'ambiguïté quand la peur se mêle au froid, la vulnérabilité du coeur à la fatigue du corps, mais que l'appréhension attend toujours le soulagement, jouissif. Qui parle? Qui ose dire ces mots qui font mal quand ils n'ont pas de buts, ce parler pour dire du beau rien, du néant élégant, du phraseux somptueux ?

Combien de pages dois-je encore arracher avant que cesse ce sentiment coupable, d'une demi-mesure, d'actes qui restent en puissance? Mon surmoi çaistique se déchaîne, et je gribouille, je trifarfouille. J'invente dans mes rêves d'ingénieux stratagème. La ligne droite fixée au préalable se tort comme une cigarette gauchement écrasée à même le paquet. Et tout n'est que réplique, stress et volupté. Demain, encore un jour où je ne serais pas moi, où ce vêtement khâgneux fera acte de ma présence au monde, de mon absence à moi-même.

I'm sorry. So sorry. Comme l'a si bien dit Amora.

Par amour du goût.

La solitude la mauvaiseté, ça fait rêver la liberté? Jene sais pas. Hmm. Let me think about it. And then you say "Blah blah blah".

A petit feu, rien d'impossible.

Ce n'est pas une dérive. C'est comme glisser dans du yaourt. Malgré la résistance visqueuse, le côté "boulet" reprend toujours le dessus. Comme les pantalons des soldats. Red trousers, the return. Et le teint vert d'avocat. Et malgré tout, on festoie. Dans le foie, et les bonnes heures. Trop subtil, encore. Le jeu du cryptogaphe sur l'homophonie. Et je bounce back, comme un lapin garou, qui hurlerait "Belle" d'une voix rocailleuse. Ces soirées où le ciel semble vide quand bien même les oiseaux cuicuitent. Où l'on n'a plus les ressources pour dire "Sorry, is all that I can say" . Quand on est vraiment sérieuse mais que ça ne prend pas. Comme le feu d'artifice, qui refuse de prendre (au sérieux).


Et même les singes ne font plus rire, même les silences ne font plus peur, les yeux ne versent plus de larmes. "Loading - please wait".

Je viens du ciel, et les étoiles entre elles ne parlent que de toi.


Right. Now, I'm orange. Like the earth, obviously. "Is this what you want?"

mardi, mai 27, 2008

Volver




Sensation étrange. Je passais le pas de cette porte, cette grande salle vide. Je me revoyais, deux ans auparavant. Mon coeur dansant le tango dans ma poitrine recouverte d'une veste en cuir anti-monde extérieur. Tout ça pour un oral où j'étais d'autant plus stressée que je ne pouvais pas ne pas réussir. Angoissée, mes mains tremblantes et blêmes se refermant nerveusement sur mon carton rempli de mes trésors, à attendre devant ces maudites toilettes malodorantes. Et des heures, mon agonie diluée dans les carreaux bleus ciels de cette salle trop grande, trop peu remplie de gens qui peu à peu mettaient fin à leur propre agonie.

Deux ans déjà, et je revois mon ombre terrorisée, avec les yeux cernés d'une khagneuse blasée de fatigue et de craquage de nerf. Si cette pauvre petite blonde avait su... Deux ans tout juste séparent mes deux passages dans cette salle, deux ans de fous, où le cerveau tourne plus vite que la musique, et la musique tourne, tourne, pour empêcher que le cerveau s'endorme. Et si mon petit être de 16 ans à peine s'était posé dans un coin, tendant discrètement l'oreille vers ce faux-semblant d'adulte passant sa kholle; et s'il avait su comment Papy avait métamorphosé ce qui était encore à l'époque son niveau d'anglais; et s'il avait imaginé toutes les pages tournées, retournées, surlignées, fichées, apprises même parfois, et toute ces heures passées, toutes ces kholles et toutes ces cartouches; et s'il avait prévu, que deux ans, et des centaines de pages de dissert plus tard, il posterait toujours des messages aussi niais... Peut-être, qu'à ce moment précis, dans cette bonne vieille salle 30, il aurait hésité entre céder à son désir infini de se barrer en courant... et sourire, d'un air sage de prophète.

Alors, après tout, pourquoi s'en faire maintenant...?

Non mais vraiment, je vous le demande.

samedi, mai 24, 2008

J'ai demandé à la lune


To be reminded to my future old-me by my young-past-myself:
I stopped being an idealist when I fell in love for the very first time.




...et la lune s'est moquée de moi.

vendredi, mai 16, 2008

Demain Finira Bien ?



(sur l'air de l'Amérique, de Joe Dassin)
Les amis il faut s'accrocher
Il n'y a plus que quelques kholles à passer
Car elle nous attend depuis que nous sommes nés
Normale Su-up' ...

S'accrocher. Se raccrocher au peu qu'il nous reste à franchir. Se dire qu'on a déjà fait le plus dur, même s'il semble que l'impossible nous attend. Se rappeler que le samouraï reste calme et concentré, qu'il fasse un temps de café-terrasse, ou que l'orage s'abatte brusquement sur votre vous enveloppé dans votre débardeur coloré. Le temps n'est plus le reflet de votre moral. Vous avez dépassé ce stade. Bientôt, même l'échec cuisant d'une khôlle de philo ne parviendra plus à atteindre votre sérénité. Quoiqu'il arrive, vous vous tenez fermement aux prises du mur, même si vous ne montez pas vite. Vous arriverez en haut. Et ceux qui ont du mal à s'en convaincre n'ont qu'à revoir Mulan.


Après de multiples péripéties, des décompressions-recompressions douteuses et couteuses, des retrouvailles pas très émouvantes quoique pas désagréables, une fatigue aussi inattendue qu'étourdissante, me revoilà partie pour le meilleur et pour le soupir... Et cette histoire de carnets *enfin* bouclée. Que dire de plus, sinon "Du Courage, Du Courage, Du Courage"...? (et des chocapics, bien sûr, mais ça tombait sous le sens)


PS: faut vraiment que dans un long terme pas trop lointain, je m'achète une guitare folk. Celle de ma soeur a un son de ouf.

dimanche, mai 11, 2008

Fuck U




La chaleur rend les gens fous.

Et moi, vous savez quoi? J'ai pas la force de gérer ça. Pas du tout la force. Ca me donne juste envie de pleurer, mais on s'en fout pas vrai?

Fais chier.

Les crises de larmes, on sait jamais bien ce qui les déclenche et on ignore vraiment quand ça va s'arrêter. Mais le crâne donne l'impression qu'il va exploser. Et ça fait mal au coeur

3 Nuits Par Semaine



Cette fois-ci, c'étaient les maths. Comme si mon inconscient se soulageait une à une de ses angoisses, en les refourgant au subconscient, dans l'assouvissement onirique des pires appréhensions.

Which one will be the next? Je prends les paris.

jeudi, mai 08, 2008

Kookookachoo, Mrs Robinson




On me demande du torduisme, alors que mon cerveau s'est fait la malle, en se débrouillant pour couper l'en-tête de son passeport et passer la douane en anonyme, pour s'enfuir loin, loin, d'ici (ailleurs, trop tard...). Que faire, puisque je n'arriverai pas à vous raconter ma vie de manière monocorde, monochrome, ingénue, et bien plan plan; et puisque je ne me sens pas de sous entendre ma dispersion dans le temps, entremêlant les phrases et les ambiguïtés. Je ne suis pas d'humeur subtile, voyez-vous, j'ai peur que moi-même j'aie du mal à comprendre ce qui se dira séant. ... Je vais essayer de dire. De joindre le clavier à la parole, qui sait, peut-être que je suis assez fatiguée pour ne pas me soucier de mon insatisfaction bloguistique du moment...

J'ai donné du temps. J'ai donné de la vie, et j'ai donné du sang. Il semble que je sois vide à présent, mais pourtant remplie de mets variés et délicats, de boissons colorées et pétillantes. Tout espoir n'est pas perdu. Il n'y a plus qu'à allumer un cierge, à Saint-Pierre, à Sainte-Marie, à Saint-Antoine, puisque Saint-Alexandre n'était pas libre.., aux courageux, à l'âme perdue de la mini Austin, aux élégantes montées de marche, aux glândus et aux profanes, à tous ceux qui me tiennent à coeur et qui défilent devant mes yeux comme un film réalisé dans une boite de Vache qui rit (bien connue des profs de philo...) , au moment où mes paupières se plissent devant la petite bougie déposée dans l'obscurité humide d'un éclairage vitrailleux.

Je pense à The Calling, je pense à Radiohead... à bien d'autres encore...!

Mais figurez-vous, alors que la lune croît (qu'elle peut nous mentir), les ménestrels reprennent du service sous les fenêtres des belles blondes, ou bien l'inverse, et le désoeuvrement s'est caché dans la valise, sous l'araignée qui vous sourit au petit matin, effrayé par le temps assassin. Et tout cela pour vous, Mrs Robinson. ... Mais *schhhuttt*.. c'est Taboo. La solitude. le doute. Le niveau. La généalogie. Tout cela ne doit pas être prononcé devant des BLs enragés d'allusions, où ils risquent après coup d'en cauchemarder dissertativement.

Retenez donc: le pain, je veux bien, les jeux, c'est ptet pas le mieux....

A la bonne heure, à la mauvaise, ou le bonheur à l'heure anglaise.