
"You're a very well rounded individual". On devrait pouvoir passer sa vie en tournoiement-retournement-détournements dialectiques jusque dans les moindres bronchiolites, juste pour le plaisir de citer de belles phrases accrocheuses. Ou alors se pencher sur le bord du cendrier, souffler dedans pour faire de la poussière, danser le houlahoup' dans les ronds de fumée, et décider, au détour d'un sushi, que notre belle soirée plannifiée n'a qu'à aller se faire, et tous ces gens alcooliques et dépensier, avec. "I can't take my eyes off of you". I can't take my mind off of you. And you're still far far away ("and you're so far away from me - so far I just can't see").
Le plus génial, c'est l'effet défrustratif: enfin un texte qu'on peut lire sans avoir à faussement se convaincre - pour la forme - que l'auteur comprend ce qu'il dit.
Le tremblement se charge d'ambiguïté quand la peur se mêle au froid, la vulnérabilité du coeur à la fatigue du corps, mais que l'appréhension attend toujours le soulagement, jouissif. Qui parle? Qui ose dire ces mots qui font mal quand ils n'ont pas de buts, ce parler pour dire du beau rien, du néant élégant, du phraseux somptueux ?
Combien de pages dois-je encore arracher avant que cesse ce sentiment coupable, d'une demi-mesure, d'actes qui restent en puissance? Mon surmoi çaistique se déchaîne, et je gribouille, je trifarfouille. J'invente dans mes rêves d'ingénieux stratagème. La ligne droite fixée au préalable se tort comme une cigarette gauchement écrasée à même le paquet. Et tout n'est que réplique, stress et volupté. Demain, encore un jour où je ne serais pas moi, où ce vêtement khâgneux fera acte de ma présence au monde, de mon absence à moi-même.
I'm sorry. So sorry. Comme l'a si bien dit Amora.
Par amour du goût.
La solitude la mauvaiseté, ça fait rêver la liberté? Jene sais pas. Hmm. Let me think about it. And then you say "Blah blah blah".
A petit feu, rien d'impossible.
Ce n'est pas une dérive. C'est comme glisser dans du yaourt. Malgré la résistance visqueuse, le côté "boulet" reprend toujours le dessus. Comme les pantalons des soldats. Red trousers, the return. Et le teint vert d'avocat. Et malgré tout, on festoie. Dans le foie, et les bonnes heures. Trop subtil, encore. Le jeu du cryptogaphe sur l'homophonie. Et je bounce back, comme un lapin garou, qui hurlerait "Belle" d'une voix rocailleuse. Ces soirées où le ciel semble vide quand bien même les oiseaux cuicuitent. Où l'on n'a plus les ressources pour dire "Sorry, is all that I can say" . Quand on est vraiment sérieuse mais que ça ne prend pas. Comme le feu d'artifice, qui refuse de prendre (au sérieux).
Et même les singes ne font plus rire, même les silences ne font plus peur, les yeux ne versent plus de larmes. "Loading - please wait".
Je viens du ciel, et les étoiles entre elles ne parlent que de toi.
Right. Now, I'm orange. Like the earth, obviously. "Is this what you want?"


