samedi, janvier 24, 2009

Harvest


"Les dominés appliquent des catégories construites du point de vue des dominants aux relations de domination, les faisant ainsi apparaître comme naturelles. (...) La violence symbolique s'institue par l'intermédiaire de l'adhésion que le dominé ne peut pas ne pas accorder au dominant (donc à la domination) lorsqu'il ne dispose, pour le penser et pour se penser ou, mieux, pour penser sa relation avec lui, que d'instruments de connaissance qu'il a en commun avec lui et qui, n'étant que la forme incorporée de la relation de domination, font apparaître cette relation comme naturelle; "

"l'éternel, dans l'histoire, n'est qu'un travail historique d'éternisation."

P.Bourdieu, La domination masculine


Je n'écris pas beaucoup sur mon blog en ce moment. Mes posts sont brefs, encore plus allusifs que d'habitude, lacunaires. Je ne dis rien, véritablement. Mais c'est plutôt bon signe. Je ne plonge pas trop dans l'inconnu pour trouver du nouveau. Pour l'instant, je me contente du connu, et c'est très bien comme ça. 

vendredi, janvier 16, 2009

I'm Looking Through You

Je sais, je sais. "espèce de sale poly-monomaniaque". 
Mais vous avouerez que c'est quand même sublimement mélanthropique, un lampadaire.
Je vous épargnerai les théories freudiennes vaseuses, ainsi que les développements hasardeusement convainquants sur la dualité entre la nature et la création humaine qui dialectisent cette photographie pour la transcender dans le Sublime... 
Parce que voilà.

lundi, janvier 12, 2009

I Might Be Wrong

Fraîchement rentrée et revigorée par le périple londonien, mes connexions synapsiques se font de manière plus qu'étrange. Les temporalités se confondent, certaines s'effacent au profit de l'instinct. Et le percevoir se rend plus présent et plus mystérieux (par le passé...)

But somehow, I feel there's something wrong to it. 

Anyway, je vois la vie en rose et en triangulaire.

lundi, janvier 05, 2009

White Shadows

Passer la main sur les bancs, les poubelles, les pare-brises; tendre la paume au ciel. J'ai perdu dix ans en quelques secondes. Dix ans de travail pour gagner dix ans, et un petit coup de pouce instantané de l'alchimiste pour réduire ce travail à néant. 

Comment garder l'âme sombre quand le cotttttton se compresse sous vos pas? Vous voilà, on vous observe sautiller gaiement sans que cela vous arrête dans votre danse folle, dans cet élan du coeur de l'enfant qui est en vous et qui se fiche des normes, des règles, et des acteurs sociaux. Et qui aime ce bruit imperceptible, ce craquellement sourd, signe de votre lourde présence au monde amortie dans la légèreté de l'intempérie. 

Et pas la peine de vous retourner, désormais, sur votre parcours: la neige efface vos traces de pas.

jeudi, janvier 01, 2009

La nuit des fées

En 2009, il va falloir s'accrocher

 (la crise, la guerre mondiale, les catastrophes naturelles, et un pas de plus vers la fin du monde).

Et j'attends 2010 pour les résolutions. Pour être sûre que ce soit les bonnes, on n'est jamais trop prudent. 

Il n'y a que des gens que j'aime beaucoup qui viennent sur cette page, alors à vous: (première résolution, je vais éviter de faire dans le mielleux) merci d'être. Qui que vous soyez, où que vous soyez. Je vous aime, et vous me faites sourire, rire, et m'apportez des petits morceaux de bonheur. (...désolée. J'ai échoué dans ma première résolution). 

En 2009, je vais essayer d'oublier, un peu. Je ne sais pas encore quoi, mais j'ai un an pour trouver.

Que cette année apporte quand même de quoi se marrer un bon coup.