lundi, mai 31, 2010

L'autre jour que j'étais sur le haut d'un degré...

Passant tu m'avisas, et me tournant la vue,
Tu m'éblouis les yeux, tant j'avais l'âme émue
De me voir en sursaut de tes yeux rencontrés.

dimanche, mai 30, 2010

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière

Parfois, je rêve qu'une inconnue, qu'un inconnu, s'adresse à moi, et me dévoile une vérité que j'ignorais sur moi. Quelqu'un que je n'ai jamais rencontré, et qui me connaît déjà un peu depuis toujours. Quelqu'un qui a vu plus loin, il y a plus longtemps. Quelqu'un qui sait, en l'ayant su de toute éternité. Et qui m'apprendra mon ignorance.

samedi, mai 29, 2010

Hope, Hazard, Hours, Honor, and all my H friends.

On devrait monter des cabinets de psychanalyse dans les Noct[iliens]. Je suis sure qu'on ferait fortune, et on guérirait un certain nombre de névrosés, complexés, renfermés. Un petit divan bien calé au fond du bus, et tout ce qui doit sortir sort, sachant très bien que What happens in the Noctilien stays in the Noctilien.

Un petit morceau de poésie à vous faire partager : Folk And Proud

A l'heure des bilans, je serai far far away, avec les Clash tournant en boucle dans mon lecteur de cassettes audio.

vendredi, mai 28, 2010

Camouflage d'arbre

Je cherche, je farfouille, et je retrouve, au fond de moi, bien caché.

Ma mère a cité De Beauvoir et Spinoza. Je suis fière d'elle, son éducation est réussie.

Potentiellement folle et réellement névrosée. Alex ? Tu es revenue !

mercredi, mai 26, 2010

It's All Black And White, Baby.


Les gens qui savent. Qui affirment, avec une assurance qui supprime le doute, mais éveille le soupçon. Les gens qui ne doutent jamais, dont la parole est tranchante comme un katana affûté par un maître d'armes, affûté pour séparer le monde en deux catégories, deux univers, deux camps distincts et contradictoires, inconciliables. Des gens pour qui le monde est peint de noir et blanc, sans compromis possible, sans la pluralité des nuances. Des gens pour qui il est facile de choisir son camp, et de rejeter l'altérité.

Penser par catégories, là où il faudrait penser par degrés. Pour sortir du désespoir, pour ne pas contempler les portes se refermer par rejet de l'espoir, trop coûteux en déception. Où se situe la différence entre celui - celle - qui franchit la ligne, sans plus la regarder, jusqu'à oublier qu'elle est là, et celle - celui - dont le coeur se serre à chaque millimètre de ligne mordue, et qui, comme pris(e) de vertige sur le rebord d'un gouffre, renonce à se plonger dans un autre monde, à renverser ses convictions ? Où se situe la différence entre ceux qui s'élancent dans le vide, pour mieux sentir leur coeur battre au ralenti, tandis que le paysage est passé au noir et blanc et que seules comptent les décharges d'adrénaline ; et ceux que l'on pousse au-delà de la frontière, avec la bienveillance hardie de celui qui lâche la bicyclette, pour que l'enfant réalise qu'il est devenu assez grand pour supporter la solitude ?

Et voguer, déambuler entre les bouquets de tombes. Faire les choses par degrés, progressivement. Une marche après l'autre, et on fonctionne par récurrence. Comme la tapisserie de Bagneux, point par point, mouton après mouton. Sans avoir peur du verbe autonome, qui se nourrit de lui-même, sauter dans le monde où l'on risque de parler beaucoup pour dire peu, mais où le risque vaut tous les plongeons au fond du gouffre. Croquer chaque bouchée, sans savoir où s'arrête la pomme, et ne pas réclamer encore quand le trognon s'efface.

Manger la pomme ou ne pas la manger ?

lundi, mai 24, 2010

My Name Is Ping.


C'est l'histoire d'une balle de ping-pong avec une incurable blessure, cicatrice profanant sa rotondité parfaite, qui s'enfuit de la poubelle où le Destin l'avait menée, pour affronter les péripéties que le Hasard lui avait réservées. Coincée entre ces Charybde et Scylla de la fortune, Ping tenta de tracer sa route, dans un monde de dessous de pieds sans pitié aucune. Me voient-ils, perturbation orange dans leur routine goudronnée parsemée de vieux Hollywoods promis à une décomposition multimillénaire ? Ils ne font pas attention à moi, caressent ma vie du bout de leur semelle caoutchouteuses, ignorent l'infinie légèreté de mon être. Et s'il prenait l'envie, un jour, à leur orteils armurés de Converse de creuser la question, ils verraient que mon coeur est vide comme un kinder surprise sans surprise. Il verraient que je me montre, toute entière, à leurs caprices de gens peu attentifs au monde qui n'est pas eux, d'êtres avides qui veulent toujours plus, et ne daignent se satisfaire du morceau de poésie que je représente, que l'on croque et savoure comme la première cerise du printemps.

Portée par ces lourdes pensées, trop lourdes pour un si petit globe, Ping roula, roula, roula, jusqu'à dévaler la pente d'une berge, et, propulsée par le tremplin des rebords de la rive, se fit Icare, pendant trois dixièmes de secondes, avant de choir de toute sa légèreté au creux d'une feuille flottante, vivante encore pour quelques heures afin d'aider cette balle à accomplir sa destinée : être le nouveau messie de ses semblables, les accessoires sportifs déchus.

C'est l'histoire d'une balle de ping-pong qui redonne de l'espoir aux anormaux, aux égarés, aux déviants, aux âmes perdues qui s'épuisent à se chercher au lieu de songer à se créer.

dimanche, mai 23, 2010

Coffee and TV

Lady D'Arbanville

3h40, c'est une heure parfaite pour des crêpes. Quand en plus c'est votre colloque qui propose, comment refuser ?

24h de la vie d'une cachanaise. Le TOSS, la route du Sud Ouest, Bagneux-Bourg-la-reine-Croix-de-berny-Antony-Orsay. Et la fatigue, cette vieille amie...

Why Do You Stand So Still ?

samedi, mai 22, 2010

Gaaah-zou.

...........Dix neurones.
..........Neuf neurones.
........Huit neurones.
.......Sept neurones.
......Six neurones.
.....Cinq neurones.
....Quatre neurones.
...Trois neurones.
..Deux neurones.
.Un neurone.

And then there were none.

jeudi, mai 20, 2010

For Martha


Trois jours par semestre

"Et trois jours par semestre, c'est ta fiche contre ma fiche
C'est nos cours qui s'enchaînent...
Et trois jours par semestre, et mon Dieu qu'elle est béhèle ! "

A tue-tête, en alternance avec Cat Stevens, et le soleil se met à danser de légèreté.

mercredi, mai 19, 2010

Home Again

Je les ai, enfin, mes précieux... Avec ça, plus d'excuse pour des dessins médiocres (à part peut-être la médiocrité elle-même).

Un nouveau champ s'offre à moi, des pages blanches à remplir - et qui sait ? Un retour à mon âme d'enfant-geek-surtélévisée, un monde de références qui s'est un peu fondu, dissout dans des intellectualismes snobs.

Bizarrement, je n'ai aucune envie de me plonger dans le capitalisme chez Marx, la valeur travail chez Smith, et les échanges monétaires entre l'Europe et les States...

mardi, mai 18, 2010

J'aimerais plonger dans le miroir, et m'habituer à ce reflet qui m'intrigue m'étonne, et parfois me repousse. Cet autre moi auquel je ne parviens pas à m'habituer, que je ne parviens pas à faire coïncider avec moi-même, m'habituer à une stabilité dans laquelle je reconnaîtrais l'expression de moi, et pas seulement une étrangère.

Narcisse se contemplait dans les ondées du lac, et se suffisait à lui-même. Il ne cherchait pas derrière son expression bellâtre : il avait trouvé de quoi faire son bonheur, à jamais. J'ai beau chercher, ce reflet que je croise à trop maintes reprises suscite mon désarroi et ma circonspection.

Jusqu'à ce que chaque miroir, chaque fenêtre d'immeuble, chaque rame de RER, chaque baie vitrée et chaque flaque d'eau deviennent un supplice, une prison de l'esprit qui doute. Seul le dos de la cuiller demeure tolérable, parce que la monstruosité revêt le voile de la normalité.

En quête de la propre légitimité de mon corps dans ce monde. Un corps changeant, inconstant, protéiforme, qui me suit partout, et que j'essaie d'apprivoiser.

*

Dire, et dire tout haut, ne sont pas la même chose.

lundi, mai 17, 2010

mardi, mai 11, 2010

Light My Fire

lundi, mai 10, 2010

Greysome

Il y a des jours, comme ça, où l'on sent se dissoudre dans la bruine, quand les petits rien s'accumulent pour former une pellicule humide, un amoncellement de petites gouttes, comme des aperceptions, des perturbations minimes qui font toute la différence.

En se disant que, demain, en regardant bien, on verra les étoiles.

dimanche, mai 09, 2010

Docteur Roberts And Mr Graal.

Peut-être que je me fourvoie. Peut-être que toute cette identité n'est qu'une construction mythifiante autour du chemin less travelled by. Peut-être que tout, tout ça, ne rime à rien.

Heureux sont les poëtes, parce qu'ils savent caresser les mots dans leurs songes éveillés, et les faire parler, les faire dire ces vérités que l'on ressent et qui nous échappent. Heureuses, ces créatures frappées par la fureur, qui parviennent à mettre des mots sur ce sentiment qui m'anime et que je ne parviens pas à communiquer. Heureux, ces demi-dieux déchus qui oublient la Raison, tout absorbés qu'ils sont dans la contemplation de leur oeuvre en pleine création. Par leur main.

J'aimerais savoir dire, avec les mots du poëte, ces ambiguïtés, ces silences, ces gènes, ces petites douleurs de rien du tout qui pincent le coeur au quotidien.
J'aimerais savoir le chant comme on possède le feu.
Ces mots, je voudrais les glisser dans votre oreille comme on confie un trésor sans prix.

Encantada is my name.

samedi, mai 08, 2010

Just take your time. Breathe.


Prendre le temps.
De réfléchir.
Aux choses. Aux autres.

vendredi, mai 07, 2010

Surreal, but nice.

She's wearing it. They're all wearing it, and I feel like I don't have the f***ing idea of what I'm gonna do.

As always, I feel pissed off. And yet, incredibly and dangerously proud of myself.

mercredi, mai 05, 2010

Crazy Little Thing Called Teuf.

Des grains de folie qui tourbillonnent, s'entortillent, jusqu'au bout de la nuit, au hasard des rencontres. Dix heures de boulot, dix heures de fiesta. Fair enough. Et les rythmes endiablés, et les créatures possédées, et les fresques obscures qui laissent transparaître des ombres démoniaques.

Notre bébé.

mardi, mai 04, 2010

Métamain, mais pas ton pied.

La main. Cette main.
Je sens chaque intention
Chaque battement capillaire
Tout est fin, tout est subtil.
Cette main me raconte des histoies
Me fait visiter des recoins de mon coeur
Que je ne connaissais pas.
Je la capte du bout des doigts
Et du bout des doigts - dans tout mon corps
Sa chaleur s'insinue. Sa bienveillance aussi
Cette main, qui me répond ;
Cette main que je cherche à atteindre dans le vide.
Il fait nuit autour de moi. Il fait noir
Et dans le noir, je m'élance. Je m'approche encore
Et l'attrape, cette main, toute entière.
Elle me répond. Elle se resserre.
Dans cette douce ppaorbation
Je resserre à mon tour, je resserre ma main.
Rattrapage...

dimanche, mai 02, 2010

Welcome home, Genius.



Ce blog à vieilli. Sa pensée se fait plus terne, plus rarement et pourtant moins bien distillée, il s'efface peu à peu de la mémoire des autres, de ma propre mémoire.

Et c'est dommage. Pendant ce temps, je ne suis qu'à moitié.

Je crois qu'il faut abandonner l'envie de trop bien faire. Les degrés d'être se gagnent au jour le jour, et l'hexis ne supporte pas l'irrégularité. Je crois que j'ai besoin de ce blog pour creuser en moi, un peu tous les jours, pour en sortir des éclairs de lucidité que j'ai bien connus, que je suis en train d'oublier. Un mot, une pensée, une image, une impression, un dessin, une mosaïque d'éléments polymorphes agencés savamment en bordel pour suggérer la douce complexité de l'existence. Croquer, chaque matin, un petit bout de réalité, pour se rendre compte qu'elle est là, toujours, à la fenêtre, au bout de la ligne de métro, dans le sourire d'une inconnue.

La stupidité reprend du service. Elle vous aura à l'usure.

Chaque jour, le temps d'un message, retrouver l'enfance à volonté.