dimanche, juillet 27, 2008

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Vacances. Eponges. Et réflexion. Et très peu envie de m'étendre sur un blog que personne ne lira.

vendredi, juillet 11, 2008

Heart Of Gold


Alex v. Life: 0-2.
Sur ce, je laisse place au grand vide des vacances. En attendant Godot.

samedi, juillet 05, 2008

Somewhere Over The Rainbow




Je suis sûre que vous vous êtes déjà demandé pourquoi les nuages, ces grossiers amoncellements de particules, cette saleté macro-microscopique qui rôde au-dessus de nos têtes, étaient si fascinants. Ou peut-être les avez-vous simplement admirés, des heures durant, quand le train, la voiture, défile à vive allure, allègrement vautré dans l'herbe, votre petite tête reposant sur vos non moins petites mains, cherchant, début d'une âme artiste, la forme d'un lapin, d'une maison, d'un four à micro-ondes.

Je me suis demandée, à mi-chemin entre mon destin et ma vie, entre mes deux années passées et l'incertitude qui m'attend encore pour quelques temps. Je me suis demandée, n'arrivant à concentrer ma pensée sur rien d'autre, cerveau aussi fumeux que notre indescriptible fascination pour ces moutons célestes, inaccessibles.

Je m'interroge... ressemblent-ils à du mouton ? Pas vraiment, à bien y regarder... un mouton est plus frisé, plus jauni sur les bords, et un peu moins crémeux. Du coton. Cotttttton. C'est l'image facile, peut-être, mais tellement vraie, les disques de coton du supermarché que l'on sépare en deux, et ne reste que cette matière inconsistante, indécise, indessinable et inconstante, se dilatant dans l'espace comme pour nous narguer de sa liberté. Et là, dans le ciel, ces mêmes accroches insaisissables, ce liquide fumeux tartiné sur une couche vaporeuse, à portée du regard tout en conservant ses distances, inaccessible.

L'apesanteur. C'est cela qui fascine, aussi. On ne voit pas les fils joignant le coton à l'azur, on ne comprend pas comment il peut tenir suspendu ainsi, moelleux, mou, crémeux, microfilandreux et doux sur la rétine. Encore un tour de passe-passe de l'alchimiste, sans doute. Et la fascination reste parce qu'on ne parvient pas à le saisir...

Et dans ma torpeur réflexionelle, le front collé à la vitre, d'un train, d'une voiture, d'un avion, de ma chambre, je rêve des stratagèmes pour emprisonner un nuage dans une boule de cristal.