
Oulalalala. Faaaatiguée, éreintée par les nuits parisiennes, moites et alcoolisés. Le son de la pluie, au réveil, la fenêtre entrouverte, fait surgir une image de cascades dans le mi-sommeil encore enrêvé, des envies d'horizons moins lisses, moins flous, moins saccadés par les immeubles d'en face. Des envies de contempler les étoiles, pour être ramenée à mon insignifiance, faire retomber l'orgueil dans une vision salvatrice, purificatrice.
Une envie irrépressible de me perdre dans un silence sans formules de politesse, un relent d'associabilité, pour faire jaillir des idées nouvelles, des désirs nouveaux, des images originales, et peut-être même finir par me faire regretter Paris.
J'ai peur de ce que je ne sais pas, de l'inconnu et des contretemps. Mais cette peur douce-amère se fond dans des rêves d'océans infinis et de rencontres bouleversantes.