vendredi, septembre 24, 2010

Big City Life







Et ça recommence, encore et encore. Les nuits d'insomnies - c'est quoi, mon problème ? De prendre les choses au sérieux, de m'accrocher à du rien qui n'existe malheureusement pas par la seule force de ma pensée, aussi trifarfouillée soit-elle ?

"C'est QUOI... Son ... PROblème ? "

Son problème, c'est qu'elle est trop sensible. A fleur de peau, prête à capter chaque vibration des autres personnes dans la pièce, tellement concentrée sur le signifié qui émane de chaque être qu'elle n'en décoche pas un mot, et s'emmure dans un silence qui peut paraître mystérieux, qui est surtout pesant, et gène l'interaction sociale. Une mauvaise interactante, voilà ce qu'elle est. Et après, chaque geste, chaque mot, chaque attitude, qui est décortiqué, analysé dans la tête, dans une pensée qui n'en finit pas de tourner en rond, de se perdre dans de l'inconstructif, de tenir éveillé dans une anxiété toute désagréable.

Son problème, c'est d'arriver à parler aux gens qui lui plaisent.

C'est d'arrêter d'avoir peur de l'échec comme du grand méchant monstre caché en-dessous du lit.

Forte à l'extérieur - et dans ses rêves - elle s'aplatit dès lors qu'il s'agit d'être naturelle, en toute simplicité. Sans se prendre la tête. Quelle douce illusion.

"Don't you wanna know me?,
Be a friend of mine.
I'll share some wisdom with you.
Don't you ever get lonely,
From time to time
Don't let the system get you down"

J'ai l'impression de tendre la main pour chercher à la refermer sur mon destin, pour le saisir avec toute la force que je peux. Mais je tends la main toujours trop lentement, mon geste est au ralenti alors que mon cerveau commande d'accélérer. Là, pourtant, à moins d'un mètre de moi. Et le destin m'échappe, à cause de la lenteur de mon corps. Et l'impression reste d'avoir voulu - désiré - plus fort que n'importe quoi, et d'avoir échoué dans la réalisation de ce désir.

Je devrais pourtant être habituée à ne pas y arriver, à force.

Et que demander de plus à la lune
que d'être pleine
quand on se sent si vide...?

jeudi, septembre 23, 2010

Need for Rock n' Roll

J'ai le cerveau embrumé depuis quatre jours, la voix de Kurt Cobain dans ses mauvais moments, et je fais du combat de rue dans mes rêves.
De nouveau, je m'envole, pour un ballon de cuir. Je me fais un peu peur à force de violence, il me reste ce point d'équilibre à trouver.

J'ai bien aimé les Runaways. Ca dépote. Sexy and Rock n' Roll.

Comment dire sa beauté, comment peindre son éloignement (comme un petit point noir tout en bas d'une page blanche qui rime avec solitude) ? J'ai envie d'être un sucre qui se fond dans un cappuccino, en apesanteur au niveau de la mousse, puis m'enfonçant sans ressentir le poids de mon corps carré dans le café au lait...

mardi, septembre 07, 2010

My Favourite Game




God, I liked the 90's.

lundi, septembre 06, 2010

Southern Carlifornia Wants To Be Western New-York.


La rentrée. Ce rituel étrange. Quelque chose comme le 18e acte d'une pièce qui n'en finit pas de s'étendre avec l'inflation scolaire. Et toujours les mêmes claps claps, les mêmes discours pompeux et soporifiques d'élites qui ont oublié de rire, à force de prendre très au sérieux leur propre rôle. Ou qui se font rire eux-mêmes, avec cette petite boutade rituelle et annuelle, théâtralisée pour la quarante-deuxième fois de leur carrière.

La chorégraphie des retrouvailles, et cette effervescence de tout un campus qui s'est languit tout l'été, comme si on avait lâché un gros cachet d'aspirine au milieu de la piscine de Cachan. Toute une peuplade qui prépare, se manifeste, se rend visible et visiblement identifiée, par des signes d'appartenance ethniques, comme si la barbapapa était une religion.

Rideau. La foule se lève, et applaudit.

mercredi, septembre 01, 2010

Come Away With Me


Road : environ 7 500 km - dont 5 000 km sur petites routes, départementales et nationales.
Plane : environ 8 000 km
Pays foulés du pied : France, Espagne, Allemagne, Russie, Monténégro, Croatie, Belgique.

Not bad. At all. La jeunesse, la forme, et les voyages, des images plein la tête jusqu'à la prochaine épopée - jusqu'au prochain pétage de plomb kilométrique. Des pensées qui s'envolent, et se nourrissent d'étrangers, d'étrangeté. Un esprit et un corps qui sont plus que jamais en appel, en accueil, tournés vers l'extérieur, l'inconnu, le différent. Un Ego qui ne demande qu'à s'oublier, se vaporiser, se mettre en veille pour une durée indéterminée.

Now I think America's waiting for me.

Septembre, en attendant.