vendredi, octobre 31, 2008

Le Jour S'est Levé




In the end, this is what the whole prépa thing is about, isn't it?



Et comme toujours, par le froid saisissant d'un automne hivernal, je me dis que Baudelaire avait raison:

"Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère. "
"Paysage", Les Fleurs du Mal

lundi, octobre 27, 2008

Sunday Morning

Boîte de mini Smarties© sur fond vert émeraude, hommage à Andy Warhol
 Musée Macintosh Hakuna Matata, 2008

Ca fait toujours un peu mal de s'arrêter brutalement. Des points de côtés métaphoriques, soudain, alors que les arbres prennent feu sous un jour qui s'éteint plus vite, plus court, plus froid. 

Des choses sont à faire et nous attendent; ré-endosser le costume de Miss bricolage, par exemple, percer des murs, déposer reposer croiser. Et les chaussettes couleurs Smarties© qui nous attendent depuis des semaines, déjà. Attention au repos trop bien mérité, il a tendance à ronger les lauriers sur lesquels on s'assoupit, emmitouflée d'une couette pleine de moelleux. 

Des choses qui défilent à l'allure d'une guêpe vengeresse, des anciennes connaissances, celles qui nous ont transmis le savoir, le goût de la chose bien faîte, et des liens qui se recoupent en petits noeuds serrés et instinctifs. 

De grandes retrouvailles. Comme si quatre ans n'avaient pas passé. Comme si Paris était redevenue normande (et le sirop d'érable, doré comme du miel). Avec des sourires droits et des grandes embrassades. Et l'on a cinq ans à nouveau. 

C'est une saison à s'acheter des peluches et des chocolats. Vieux capitaine, il est temps, levons l'ancre. 

Contrairement à ce que l'on aimerait penser, par paresse intellectuelle, les choses ont un sens, et rien n'est laissé au Hasard. Pas les noms, pas les mots, pas les chansons. Un amoncellement de références entrecroisées et inextricablement vertigineuses, qui fait de lui, de lui, et de lui, des personnages extraordinaires.

mercredi, octobre 15, 2008

Strawberry Fields Forever


Avec la fatigue, les mots et les idées commencent à me manquer... Mes messages bloguistiques s'effilochent, et ma capacité connericielle avec. Mais ça... ça, je tenais quand même à vous le faire partager.

mardi, octobre 14, 2008

Absolute Beginners


Le temps m'échappe, s'écoule comme du chocolat fondu dans une fontaine Londonienne, et fuis (Far far away from my stupidity). 

Mais les lampadaires n'ont pas pris une ride.

(à tous ceux qui se disent: "facile", je réponds :"je vous emmerde avec bonne humeur".)

dimanche, octobre 05, 2008

La Folie (Stranglers)

Causeries au coin du feu, à la lueur du chevet, les lignes qui s'échappent, fuient à l'infini parallèle, et se courbent finalement dans la confusion des esprits devenus corps. 

Des sphères, des parts, des divisions en soi, et cela est pour le mieux, lorsque l'on se comprend. Lorsque les inattentifs ignorent, passent à côté du précieux, cette perle dorée qui dégage une chaleur réconfortante, touchante même lorsqu'on est humain. "Tout le restant m'indiffère...". Humain, trop top humain. Trop taupe humaine (c'est toi elle t'appartient). 

Je devrais dormir, je le sais, vous le savez; mais la tentation technologico-vampirisatrice aura eu raison de ma volonté. Et cette image vertigineusement complémentaire (chromatiquement parlant, bien sûr) s'est imposée à moi. 

Parce que j'ai la folie...

"Va t'elle finir par nous dire quelque chose, enfin?". Lisez entre les lignes. Entre le bleu et l'orangé, il y a toujours une Terre. Des gens pressés, aspirés par l'horizon, billet SNCF en poche. Des gens pressés qui ne passent pas de concours, qui souffrent de la chaleur, et qui ne lisent plus de poésie. Des visiteurs, armés de leur diaphragme munis de monocles à verres grossissant. Mon propre diaphragme-monocle qui les immortalise, ces erzartz de fourmis fashion géantes, celles qui font peur quand la clarté du jour s'étend entre les colonnes du dôme du Panthéon, lorsqu'il faut, agoraphobe, shoppingophobe, se confronter à l'horrible spectacle de son semblable. L'agitation immortalisée en une fraction de seconde, le temps et l'espace s'arrêtent et tout cela pourrait être un autre moment, une autre dimension, le tout modulo pi. 


Et l'Injustice qui me passe par dessus les trous de nez. Qui ne devrait pas. Mais j'ai des choses à faire, et cela, c'est tant pis pour votre temps perdu à lire ce blog, tant pis pour les dizièmes d'attention échappés. A faire, à être, à devenir.

Avant de m'avancer plus près de l'infini, plonger au fond du gouffre (enfer ou ciel, bleu ou orange, qu'importe?), je penche la tête. Alors, le monde va de travers, et ça me fait sourire (vous le verriez si j'avais une moustache).

Ils ont la folie...