mardi, août 22, 2006



Il est Temps d'écouter le silence, vous ne trouvez pas?
Oui, me taire, un peu, j'ai trop parlé, pour hésiter.
Une bonne excuse pour ne rien faire.
Maintenant, je me tais, et je crée;
Je construis, je réalise,
Et les poèmes en prose pourront toujours médire,
Je prends ma vie en main, et mon crayon.
Comme avant, quand je n'étais pas encore moi. enfin.


dimanche, août 20, 2006

Il était une fois



C'est possible de désaprendre ce qu'on a appris?
J'ai peur du Temps qui passe.
Peur de me perdre, alors que je ne sais même pas où je suis.
Et le fil rouge, je le cherche. Désespérément, m'y raccrocher.
GoodbyeOldMeHieNewMe. How I wish I could say that.

J'ai peur de la vie. Quelqu'un a un remède?


Once apon a time



Je rentrais chez moi et ce film m'avait bouleversée.
Je rentrais chez moi, il me fallait rentrer, le plus vite possible; taper, écrire. Et, tout en courant vers le métro, je ne pensais qu'à ce petit carnet, oublié dans mon sac, tout en priant pour y avoir négligemment laissé un stylo.

Je suis sortie du cinéma, et il avait plu. Le sol luisait d'un reflet solaire qui illuminait toute la ville. Comme dans le film. Mon Dieu, il avait pensé à tout.

Et, deux heures durant, la même pensée m'a fracassé l'esprit: créer. Je ne devais plus être, je devais faire. Arrêter de penser pour agir. D'un seul coup, je n'étais plus hésitante sur les aléas de l'avenir. Il me fallait rêver. Rêver de réalité. Pas comme les personnages, dans le film. Mais comme celui qui a rêvé le film. Je devais faire. Parce que quelque chose remuait, en moi. Une partie de mon être me détestait de n'avoir rien fait jusque là, et l'autre partie, plus ancienne en moi, plus jeune dans l'absolu, me reprochait de l'avoir oubliée.

-C'est parce que tu n'as pas cru en moi. Tu ne m'as pas fait confiance. Tu n'as pas cru en mon pouvoir, que je pouvais te guider durant toute ta vie. Tu as voulu m'abandonner, et te voilà faible maintenant. Tu souffres, n'est-ce pas? C'est la dénaturation. Tu te vides peu à peu pour n'être plus que quelqu'un, n'importe qui; une personne, qui gardera le souffle nostalgique de son identité, des fois, au détour d'un film, d'une phrase bien tournée, d'un livre, ou d'un visage; d'un paysage. Et toute ta vie, ce regret de n'avoir pas su rêver.

-Mais je ne peux pas rêver! Dans mon sommeil, peut-être, je rêve; je me réveille, et rien n'est resté. J'ai gâché ma nuit dans un futile sommeil réparateur... je me fous d'être réparée! Je veux être détraquée! Je veux rêver les yeux ouverts, je veux me souvenir. Des rêves, de qui je suis, de ce que je veux. Assez de cette amnésie anihilante. Je souffre. Je souffre de mon impuissance. Le Temps, encore, va m'échapper. Et les poissons dans le bocal recommenceront à tourner, et moi, j'aurais toujours derrière la tête ce qui devrait être devant mes yeux: cette idée, cette pensée, elle devrait monopoliser la place de toutes les autres. Mais je n'en suis pas capable. Te retrouverais-je, un jour? Je souffre, parce que j'ai gâché ma vie, et je ne sais comment la réparer: que tout s'effondre, puisque je n'ai rien. Je n'ai rien amassé. En moi.

***

Voilà. Sous le coup de l'écriture, la révolte en moi était apaisée. Les idées confuses, les formulations de Pensée à froid, reprenaient le dessus. J'avais écrit. Un bout de sentiment, peut-être un morceau de vérité. J'avais, encore une fois oublié qui j'étais, simplement en cherchant à me connaître. Et ce moment de lucidité extrême, si je n'avais pas tenté de le capturer, au risque qu'il s'enfuie, au risque qu'il y laisse des ailes, je l'aurais perdu, de toute façon, et pèserait sur mon coeur le remord de mon inaction.

Toute ma vie à ne pas rêver, parce que je ne m'en sens pas capable.

Tant de rage, créatrice du Génie, s'embrasait en moi, puis mourait, comme un feu étouffé avant d'avoir vraiment pris, avant d'avoir pu réchauffer un coeur.

Laissons brûler les poèmes en prose...

vendredi, août 11, 2006

Mêm'pa 'rôle. Mêmes Paroles.

Pas d'images pour illustrer l'humeur du moment. Mon Canon, ou les Muses, m'abandonnent. Mais figurez vous un peu: j'ai envie de parler. Alors veuillez bien rendre l'âme à qui elle appartient.

Une pensée m'a fourbeusement traversé ma ptit'têt'blonde (l'autre jour que j'estois sur le haut d'un degré): Mes cours de maths me manquent. Le sourire de l'Artiste des Maths, avec tout ce qu'il recelle de Magie et de Génie. Et Mona Lisa peut aller se rhabiller. Des sourires comme ça, ça peut changer une vie. J'ai envie d'y retourner, encore et encore, et transfigurer des intégrales jusqu'à vomir des racines cubiques (ni liquides, ni gazeuses...).

Enfin, c'est les vacances. Et rien, je n'ai rien fait de constructif, je n'ai réalisé aucun projet. Rien pour être fière de moi. J'ai honte, dans ces moments là, de ressortir mes dessins et mes pots de nutella, mes lettres et mes bricolages, car je ne mérite pas ces performances passées. Inconstructif. Personne m'en voudra, mais moi, je m'en veux.

C'est tout pour aujourd'hui. Je parlerai mieux demain.


~Ai-je mentionné que j'étais amoureuse de Paname?~


mercredi, août 02, 2006

Hymne à la joie. Yeuzté.


Hymne à la joie
Yeuzté.

A tous ces gens qui me manquent
De par le monde.

Loin des Yeux
Près de la Pensée.

Et si la Pensée n'est qu'illusion
J'écouterais les bruits de mon Imagination.

Alors
Que croire?

Que je suis Je?
La forme qui me forme?

Ne croire en rien
Mais apprendre à connaître.

Et renaître
De mes cendres.

Enfin.

mardi, août 01, 2006

Firenze



Encore un post aux couleurs de l'Italie, mais cette fois carte postale de Florence, sorte de carnet de voyage en images. That'll be all for today. Good night, and good luck.