lundi, décembre 29, 2008

FM Air


De ce jour où la campagne normande flamboya au petit matin d'un hiver peu doux;
Et de ce jour où l'amertume du café se fondit dans une cuiller de sucre
Où le Delirium Grippens fit écrire, dire, suggérer, sans plus réduire au silence de la peur et du doute. Juste le doux-te recouvre.
Se faire de la bile pendant toutes ces années – faire des bile-ans. La mélodie de la mélancolie raisonne au rythme des mails informels, informatifs, informatiquement codés. Perdre. Retrouver. Se perdre. Se retrouver. Entre soi. En soi.
Les fantômes, en choeur, sourient d'insouciances, apprennent à oublier, à evanaître dans un silence ectoplasmique. Seul un comique à grosses lunettes, un comique désabusé et abusant du second degré peut encore sourire. De cette joie pure du premier rayon, de cet or qui ne peut rester, qui toujours trahit – sa fatigue.

On s'éparpille, dans les grands espaces, entre les parois d'une boîte. Un souffle de nuage, la chaleur d'un bleu adoucit par la lumière du soir, dans un monde où tout flamboie, émerveille, se laisse prendre au piège de la photographie.

La musique, comme un mot trop de fois usurpé, répété, martelé, se vide de son sens. Ne reste que la douleur à l'arrière de la tête, et les pieds froids.

Interroger, ranger, noyer, noyeler, se recroqueviller, se protéger du froid. Et de la traînée de givre, en arc, sur le pare-brise, qui empêche de mieux discerner le lointain, d'appréhender l'inconnu en éveil.

Filer tout droit vers l'ouest, au son dissonant d'un ukulélé bleu.

samedi, décembre 20, 2008

War


There's something about it, today. 
Ces moments où le temps se ralentit - je n'ai jamais mis tant de temps à rentrer chez moi. 
Je me retournais sur mon passé - rien.
Je me retournais sur mon futur - presque rien, du sombre et du flou. Rien. 
Rien n'est dit. Tout est murmuré sans voix. Et les mots sans échos atteignent la cible sans viser, blessent sans même attaquer. 

Tout ça, c'est des faux-cons et des colombes. 
Je ne sais pas. 

dimanche, décembre 14, 2008

Take My Head














Moi seule le sait, tout ça.


dimanche, novembre 30, 2008

Chroniques d'un week-end trop plein d'émotions...


Hmm... d'accord. Mais pas tous les week-ends...

La fontaine choco-disco 


L'armée des Ferrero-oiseaux 


lundi, novembre 24, 2008

The Youth Of A Nation


Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. A force de le répéter, je vais finir par m'auto-convaincre. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. J'y crois presque. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Si si ! Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Samouraï. Et merde...

dimanche, novembre 23, 2008

Closer To Fine

Sometimes I feel sad. 

Sometimes, I wanna feel stupid. Wanna feel proud of it. Pure evanescent intelligence for stupidity's sake. 

Retour rapide sur les six dernières années: l'idéalisme de mon adolescence précoce a rapidement fait place au scepticisme, doute pas du tout méthodique qui m'a amené à la remise en cause du monde (évidemment). Inévitablement, quand le messie n'arrive pas, et qu'aucune secte scientologique ou New Age ne parvient à mettre la main sur l'esprit faible que vous êtes, le nihilisme finit par vous gagner. Then came the dark. And dark it was... On doute même du bonheur. "Demain" n'a véritablement aucune signification. On ne sait plus connaître, on ne sait plus à quoi se raccrocher. On croit, on espère, on ne croit plus, on souffre. On abandonne le j'menfoutisme équivolent plein d'assurance pour un mutisme de la pensée, une paralysie de l'esprit qui se prolonge à l'infini de manière monocorde, alors même que l'on cherche, que l'on remue ciel, terre, et tout ce qu'il y a entre, pour trouver un guide. Se contentant de choisir les chemins "less traveled by", seul réflexe sain dans tout ces actes qui vous font étranger à vous même. Ca, et une touche d'humour. De quoi péter un cable.

Dernièrement, j'ai subi une conversion au Spinozisme. Parce que je le vaux bien. Who knows? On verra bien. 


The woods are lovely, dark, and deep.
But I have promises to keep
And miles to go before I sleep
And miles to go before I sleep. 

Some are born to sweet delight.
Some are born to sweet delight,
Some are born to endless night.

dimanche, novembre 16, 2008

Pentate



Il était une fois une fourchette à cinq dents. Les autres fourchettes se moquaient d'elle parce qu'elle avait une dent en trop (imaginez-vous avec douze doigts ! ). Ses parents l'avaient appelée "Pentate". Les fourchettes, sur la table à manger de récréation, lui chantaient: "Pentate, Pentate, t'es bonne qu'à écraser la patate ! " Et le pire, c'est que Pentate ne pouvait même pas pleurer, parce qu'elle n'avait pas d'yeux (normal, pour une foruchette...). 

Alors Pentate, pour échapper aux moqueries incessantes de ses cruelles camarades, fit quelque chose qu'aucune autre fourchette n'avait jamais fait chez des gens biens élevés: elle franchit l'assiette. Et de sa place traditionnelle (à gauche de l'assiette, je rappelle), elle se retrouva à droite. Or, chez les gens bien élevés, aucune fourchette n'est à droite. Elle était donc à l'abri des moqueries. Mais, blessée pourtant par le poids de sa cinquième dent, elle se morfondait contre l'assiette, quand le couteau (qui était lui aussi à droite), vint à sa rencontre. 

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit avec stupeur que le couteau avait non pas quatre, ni cinq dents, mais dix-neuf ! Elle se dit au début que le couteau était un être bizarre, trop différent d'elle, il lui faisait peur, il avait l'air menaçant. "Pardon, lui dit-il, de te couper dans ta méditation, mais tu me semblais tellement belle que j'ai eu besoin de t'approcher ! Tu es tellement plus belle que toutes ces fourchettes à quatre dents que l'on voit dans les magazines ! " Alors la fourchette éclata de rire. Pour la première fois depuis sa naissance, elle était fière de sa différence. Car après tout, n'importe qui peut être comme tout le monde, mais seuls les êtres exceptionnels peuvent être différents. 

FIN.

NDLR: qu'est-ce qu'il faut pas raconter comme histoires pour éviter de déprimer devant les rapports de concours -_-'...

mardi, novembre 11, 2008

November Strain (theory)

Cette année, encore, je n'ai vu que la silhouette décarcassée de mon arbre flamboyant, emporté par le vent avant même d'avoir pu s'enflammer, saisi par le froid, rougissant frêlement de cette brise glaciale lui caressant le bout des doigts. Je le rêve, je le revois, si majestueux, dégageant un charme hypnotisant, une aura lumineuse, une chaleur d'automne. Et depuis, j'attends que le phoenix réapparaisse avec toute cette force qui m'a fait l'aimer tendrement.

Qu'à cela ne tienne, j'attendrais patiemment novembre 2009. Ou, comme l'ont dit Terminator et le général McArthur: "I'll be back."

dimanche, novembre 09, 2008

Temps A Nouveau


C'est fou, je n'ai pas autant dessiné en deux ans de prépa que pendant les deux dernières semaines. Et tout cela fait sens, de plus en plus. Maintenant que j'ai testé mes limites, je peux tenter de les dépasser, comme un cowboy du 21e siècle à la poursuite d'une frontière encore plus neuve. Faudra t'il m'installer au Nord de l'Armorique, ou l'Ouest parisien suffira t'il à mon esprit de conquête?
 Muaha. ha. ha. ha.  

De la couleur, de la couleur, de la couleur.

vendredi, octobre 31, 2008

Le Jour S'est Levé




In the end, this is what the whole prépa thing is about, isn't it?



Et comme toujours, par le froid saisissant d'un automne hivernal, je me dis que Baudelaire avait raison:

"Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère. "
"Paysage", Les Fleurs du Mal

lundi, octobre 27, 2008

Sunday Morning

Boîte de mini Smarties© sur fond vert émeraude, hommage à Andy Warhol
 Musée Macintosh Hakuna Matata, 2008

Ca fait toujours un peu mal de s'arrêter brutalement. Des points de côtés métaphoriques, soudain, alors que les arbres prennent feu sous un jour qui s'éteint plus vite, plus court, plus froid. 

Des choses sont à faire et nous attendent; ré-endosser le costume de Miss bricolage, par exemple, percer des murs, déposer reposer croiser. Et les chaussettes couleurs Smarties© qui nous attendent depuis des semaines, déjà. Attention au repos trop bien mérité, il a tendance à ronger les lauriers sur lesquels on s'assoupit, emmitouflée d'une couette pleine de moelleux. 

Des choses qui défilent à l'allure d'une guêpe vengeresse, des anciennes connaissances, celles qui nous ont transmis le savoir, le goût de la chose bien faîte, et des liens qui se recoupent en petits noeuds serrés et instinctifs. 

De grandes retrouvailles. Comme si quatre ans n'avaient pas passé. Comme si Paris était redevenue normande (et le sirop d'érable, doré comme du miel). Avec des sourires droits et des grandes embrassades. Et l'on a cinq ans à nouveau. 

C'est une saison à s'acheter des peluches et des chocolats. Vieux capitaine, il est temps, levons l'ancre. 

Contrairement à ce que l'on aimerait penser, par paresse intellectuelle, les choses ont un sens, et rien n'est laissé au Hasard. Pas les noms, pas les mots, pas les chansons. Un amoncellement de références entrecroisées et inextricablement vertigineuses, qui fait de lui, de lui, et de lui, des personnages extraordinaires.

mercredi, octobre 15, 2008

Strawberry Fields Forever


Avec la fatigue, les mots et les idées commencent à me manquer... Mes messages bloguistiques s'effilochent, et ma capacité connericielle avec. Mais ça... ça, je tenais quand même à vous le faire partager.

mardi, octobre 14, 2008

Absolute Beginners


Le temps m'échappe, s'écoule comme du chocolat fondu dans une fontaine Londonienne, et fuis (Far far away from my stupidity). 

Mais les lampadaires n'ont pas pris une ride.

(à tous ceux qui se disent: "facile", je réponds :"je vous emmerde avec bonne humeur".)

dimanche, octobre 05, 2008

La Folie (Stranglers)

Causeries au coin du feu, à la lueur du chevet, les lignes qui s'échappent, fuient à l'infini parallèle, et se courbent finalement dans la confusion des esprits devenus corps. 

Des sphères, des parts, des divisions en soi, et cela est pour le mieux, lorsque l'on se comprend. Lorsque les inattentifs ignorent, passent à côté du précieux, cette perle dorée qui dégage une chaleur réconfortante, touchante même lorsqu'on est humain. "Tout le restant m'indiffère...". Humain, trop top humain. Trop taupe humaine (c'est toi elle t'appartient). 

Je devrais dormir, je le sais, vous le savez; mais la tentation technologico-vampirisatrice aura eu raison de ma volonté. Et cette image vertigineusement complémentaire (chromatiquement parlant, bien sûr) s'est imposée à moi. 

Parce que j'ai la folie...

"Va t'elle finir par nous dire quelque chose, enfin?". Lisez entre les lignes. Entre le bleu et l'orangé, il y a toujours une Terre. Des gens pressés, aspirés par l'horizon, billet SNCF en poche. Des gens pressés qui ne passent pas de concours, qui souffrent de la chaleur, et qui ne lisent plus de poésie. Des visiteurs, armés de leur diaphragme munis de monocles à verres grossissant. Mon propre diaphragme-monocle qui les immortalise, ces erzartz de fourmis fashion géantes, celles qui font peur quand la clarté du jour s'étend entre les colonnes du dôme du Panthéon, lorsqu'il faut, agoraphobe, shoppingophobe, se confronter à l'horrible spectacle de son semblable. L'agitation immortalisée en une fraction de seconde, le temps et l'espace s'arrêtent et tout cela pourrait être un autre moment, une autre dimension, le tout modulo pi. 


Et l'Injustice qui me passe par dessus les trous de nez. Qui ne devrait pas. Mais j'ai des choses à faire, et cela, c'est tant pis pour votre temps perdu à lire ce blog, tant pis pour les dizièmes d'attention échappés. A faire, à être, à devenir.

Avant de m'avancer plus près de l'infini, plonger au fond du gouffre (enfer ou ciel, bleu ou orange, qu'importe?), je penche la tête. Alors, le monde va de travers, et ça me fait sourire (vous le verriez si j'avais une moustache).

Ils ont la folie...



dimanche, septembre 28, 2008

Béhêlian Rhapsody


Ladies and Gentlemen, Welcome to the Big BL Stupid Pun Show !

Laissez-moi vous présenter nos dernières trouvailles, personnages de contes de fées qui peuplent nos contrées deuxcencinquesques, et ajoutent une pointe de sucré salée au goût amère de la précarité de la vie. Quelles magnifiques créatures (BL... c'est un mot qu'on dirait inventé pour elles...)
-la BL au bois dormant
-la BL et la très Bête
-BL et Sébastien
-la BL et le richard
...mon inspiration se tarit, mais je crois que c'est la BL époque pour être BL BL BL comme le jour...

A vous.


mardi, septembre 23, 2008

Le Premier Jour




J'ai le regard vitreux, et le teint pâle, visage cerné par les microbes, gorge comme du papier de verre, malgré les couches successives de miel et autres substances apaisantes. Mais mon esprit est multicolore: violet tapissé d'étoiles orangées, mais aussi bleu rosé-doré coucher de soleil, avec de fins liserets d'argent, comme si vous preniez un polynôme de degré n et que vous attribuiez une couleur à chaque coefficient ak... 

Et si le corps accuse la fatigue et inspire la pitié, peut-être, l'esprit, lui, flotte dans des hautes sphères de bonne humeur et d'allégresse. Et s'il faut du vin chaud à la cannelle pour taire cette dichotomie cartésienne, et bien soit, chers alchimistes, à vos breuvages (et moi, à mon sang de Christ bouilli) ! 

Ne vous en faites pas, je vais mieux. Et je rayonne, respire et transpire la stupidité de l'instant, la beauté du contingent, alors, faites comme pour les chocapics, profitez-en. Je frise des sommets de degrés d'être jamais atteint pendant ma carrière de béhêle.

lundi, septembre 22, 2008

Boys Don't Cry



Y a pas à dire. Y a des héros, ils ont quand même la classe. 

"Comme un homme
Sois plus violent que le cours du torrent
Comme un homme
Sois plus puissant que les ouragans
Comme un homme
Sois plus ardant que le feux des volcans
Secret comme les nuit de lune de l'Orient"

De quoi faire réfléchir une post-adolescente, profondément féministe dans l'âme, en mal d'identité.

Vous saviez, vous, que manger trop de bonbons au miel de pharmacie avait des effets secondaires indésirables?

samedi, septembre 13, 2008

I Shot The Sherif...

D'avance, auprès des lecteurs qui se reconnaîtrons, je m'excuse des redondances de mon blog.

Traduction de Platon, Gorgias, §400 et des poussières (plein de poussières ! ), français moderne, voire post-moderne:

Socrate v. Calliclès:
S:Jpensais que quand tu disais plus puissant, tu voulais dire le plus ouf, quoi. Mais t'es pas d'accord. Alors dis moi c'est quoi pour toi le meilleur. Mais fais gaffe: je pige pas très vite.
C: Tu t'fous d'ma gueule ou quoi?
S:Maaaaais non. La vie d'ma mère, s'toi qui 'tfous d'ma gueule. Nan mais franchement c'est quoi pour toi, le meilleur?
C: bah c'est ceux qui sont meilleurs que les autres, quoi, qu'ont plus de valeur.
S:Mais vazy tu dis rien, là...pour toi, les meilleurs, et les plus forts, c'est les moins teubés?
C: la vie d'ma mère c'est d'ceux là que j'parle.
S: Ca veut dire le mec il est moins con que tous les autres, donc il est plus puissant, donc c'est lui qui commande, et les autres y ferment leur gueule et ils obéissent.
C: ouais, c'est ça. En vrai, le meilleur et le moins con, c'est lui qui dit c'qui doivent faire aux plus cons, donc c'est lui qui remporte le pactole.
S: attends, tu déconnes, là. Si j'mets pleins de mecs dans une piaule, plein de bouffe, et y a un mec il est épicier, c'est lui qui aura plus a bouffer?
C: mais trop clair !
S: Donc parce qu'il sait carotte les autres, il a plus a bouffer, même s'il peut pas bouffer autant que des gros?
C: Nan mais attends tu m'parles de bouffe, là, que des conneries. Zyva, J'te parle pas de ça, moi !
S: Mais le meilleur c'est le moins teubé, pour toi?
C:Ben ouais !
S: donc le meilleur il doit avoir plus
C: Mais pas pour la bouffe !
S:ouais, ouais, ok. Mais ptet si c'est un sweat. Le mec qui sait en quoi c'est fait, il a le droit d'avoir le plus grand sweat?
C: mais vazy d'où tu m'parles de sweat, toi ?
S: Bon, alors le mec qui fait des Adidas, il a le droit d'avoir les plus belles Adidas, non?
C: Mais quoi des Adidas, t'as pété un cable ou quoi?
S: Nan mais tu veux ptet dire le paysan, y doit avoir toutes les bouses du pays...
C: vazy, change de disque, mec !
S: bah quoi? on parle toujours de la même chose, quoi,
C: mais pourquoi tu m'parle que d'Adidas, d'épiciers et de paysans? Genre c'est d'eux que je parlais, quoi...
S: Bah alors, pour toi c'quoi, le meilleur et le moins teubé? T'as rien à dire ou quoi?



mercredi, septembre 10, 2008

Private Investigations

"A ce visage - personne ne l'aperçut jamais -, simplifier la beauté n'apparaissait pas comme une atroce économie. Nous étions exacts dans l'exceptionnel qui seul sait se soustraire au caractère alternatif du mystère de vivre". 
René Char, "Envoûtement à la renardière"

Il est des poésies, des trouvailles de la langue, qui vous donnent honte de ne vous exprimer qu'habilement. De jouer aux mots qui rebondissent sans vraiment les écouter, en forçant la serrure quand la littérature se dérobe à votre plume malhabile. Condamnés, dès lors, à chercher la beauté dans l'altérité, sur l'Olympe des poètes auquel les mortels handicapés de l'expression ne jettent qu'un regard lointain et envieux. Au mieux, de sombrer dans l'incompréhensible autoréférencé, avec cette seule satisfaction d'une obscurité qui se voudrait mystère, mais qui ne reste que confusion. 

Et vice et versa. 

samedi, septembre 06, 2008

Song For A Samouraï

Je suis actuellement en pleine installation de ma machine à remonter le temps. Il aura fallu me jeter dans un épais tapis de poussière, tiers de manche d'aspirateur à la main, mouvoir un bureau pesant sûrement plus que moi, et ceci sans laisser choir ma paperasse BL des deux dernières années sur mes deux petits petons vulnérables. 

Je n'avais pas vraiment rangé depuis deux ans, et je dois avouer qu'on se sent mieux après. Je respire. Blogger est enfin clément avec mon petit Mac remis à neuf (non que j'aie quoi que ce soit contre le fait de coder moi-même mes messages à la main...). 

Ma mission visant à rentabiliser mon premier samedi pour ne rien faire du tout a par ailleurs été couronnée de succès. Je n'ai pas perdu la main en ce qui concerne la ghlânde, et ceci est déjà une base solide pour envisager l'organisation de mon travail. A petits pas (mais à grands pieds !), je réfléchis plus que je n'avance, et je souris plus que je ne pense. Avant de m'attaquer à l'aide de ma fronde à la terrifiante et moustachue Fatigue (vous savez bien que tous les méchants sont moustachus, ce qui n'est pas une condition suffisante) tel David devant le géant Goliath, je vérifie que j'ai encore ma seringue de volonté dans ma poche (...les elfes, vous savez....)

Toutefois, je reste sceptique quant aux prémisses post-automnales de ce mois de septembre, qui vont m'obliger à accélérer et rallonger mon processus d'hibernation. Et ceci sans compter les pourboires de vitamines C et autres produits dopants chocolatés. 

Avouez-le... Encore une ou deux résolutions du style "Je ne m'engagerai pas dans une relation adultère avec Généreux", et je vous ferais presque pleurer de bons sentiments. Mais le Monsieur ci-dessus a dit: "Papam palapam."

mardi, septembre 02, 2008

Us And Them

On prend les mêmes, on recommence. Les mêmes têtes fashionisées, les mêmes minettes et minets bien sapés, les quatre épingles trop tirées. Les mêmes, avec le bac en plus.
Mais le maître samouraï qui n'ose plus enseigner sa religion, les personnes non embêtables, car absentes, ce vide étrange d'une situation qui semble être jumelle, immobile, atemporelle, tout en laissant un arrière goût d'étranger.
Les mêmes, la troisième guerre en plus.

Les mêmes, mais plus âgés, moins naïfs, moins avides de fiches, plus assommés par le dernier tiers de leur carrière de khâgneux qui s'amorce, avec envie de bien faire et appréhension de l'échec.

A mesure que les jours vont s'accélérer, le temps va s'arrêter, encore, pendant à peine plus de 8 mois.

Mais on voyage, visionnant les photos au fin fond de la classe.


jeudi, août 28, 2008

Nobody Knows


Tandis que l'âme vibrait au coeur de mes enceintes, j'ai décroché les étoiles sur le fond bleu nuit, terni par la lumière du jour. J'ai rangé, réordonné, conçu. J'ai accepté de m'emplir d'un nouveau souffle, et d'un nouveau breuvage, dont l'onctuosité désaltère mon esprit quand les premiers rayons du jour percent à travers les volets.


"When I stepped out into the bright sunlight..."


Certains mots se corsent dans le système nerveux dès qu'ils ont perturbé le tympan, cette science synesthésique, comme une peau nouvelle qui retentit sur les jours moins glorieux. Profiteroles de Jeux de Mots, et Bêtises au chocolat. Savourez, chers amis, la pilule sera bleue.


Et ce Nen qui émane du corps et de l'esprit fusionnés dialectiquement dans une seule joie de vivre, que dire, quand on sait que le vent l'emportera sur nous, emportera les mots, si bien écrits, si bien pensés, façonnés amoureusement dans d'étranges phantasmes.


Etre incisif.

mardi, août 26, 2008

Bye Bye Love

Le traditionnel roman-photo

De retour d'un voyage sans fin, d'un itinéraire sans but, d'une quête de soi se dissolvant dans des kilomètres de goudrons où bandes d'arrêts d'urgences et lignes continues-discontinues se rejoignent dans une seule et même fuite. La fuite, c'est tout ce que je cherchais, et c'est bien autre chose qui m'a poursuivie de sa fureur de vivre. A ce stade, un petit bilan en forme de liste non exhaustive à base d'humour concentré (teneur 50%) s'impose. J'ai donc:
-mangé une fondue dans les montagnes suisses
-traversé un col enneigé et ensoleillé à 2500m avec Pink Floyd en stéréo
-acheté une chemise rouge italienne à rayures à Milan (qui n'est PAS, contrairement à ce que laisse entendre ce descriptif, un maillot de foot du Milan AC) 
-vu la pleine lune se refléter dans un lac, au bord d'une montagne, malheureusement peu photogénique de nuit (mais qui est photogénique de nuit, en même temps...?)
-connu une pointe d'émotion devant les robes de la belle Callas, sa mémoire, sa grandeur féminine.
-serré la douce Juliette dans mes bras (1500 ans de légende, dont 500 shakespeariens, et sa statue est toujours très bien conservée ! ), me suis penchée à son balcon en laissant tomber mes cheveux (trop courts, cependant)
-travaillé mon italien tout en me moquant de l'espagnolien de mon père
-traversé six pays, croisé un autostoppeur suisse en autriche, des italiens dans un restau mexicain allemand
-laissé un vendeur du Liechtenstein m'arnaquer en beauté, rien que pour le plaisir de récupérer au "FL" 2 francs suisses frappés en 1968
-paparazzité des pauvres Suisses immatriculés "BL"
-conçu un plan génial pour mettre au point mon nouveau concept de cappuccino étoilé
-songé à ma vie, à ma peine, à ma déprime, que j'ai voulu abandonner sur la route, sous les tempêtes autrichiennes, suisses, et parisiennes
-retrouvé l'appétit, repris 1kg parmi les 5 que j'ai perdus
-rêvé, le regard perdu dans la boîte à gants se reflétant dans la vitre

Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.

Depuis, je retrouve quelque once de stupidité, je ris enfin de bon coeur, je n'ai plus de frayeur en m'observant dans la glace, et j'expérimente, encore et toujours, de nouvelles recettes. Je ne suis presque plus seule. Il y a les autres, moi, et moi-même.

Et je meurs d'envie de m'acheter un ukulélé.

samedi, août 16, 2008

Why Are You So Serious >8) ?


That's right, why am I so serious? C'est juste quelques données, après tout, c'est juste quelques mois, quelques années, et quelques hormones. Mais quand oestrogène et progestérone se mélangent aux phéromones et aux déprimogènes, alors le joker, de marant, passe à flippant, et ses cicatrices sont visibles, et cauchemardesques.

Et vous voilà, sans fin, à touiller les pâtes, lire le beau temps à venir dans les bulles de Perrier, vous abreuver des performances de grands champions, en espérant que leur joie déteindra sur vous, et que les miracles vous donneront l'envie de sortir de votre canapé creux, pour créer, pour être, pour devenir. Peh. L'harmonie trop belle du ternary rhythm, qui donne le vertige, le dégoût de soi.

Et tout cela à l'encre turquoise, mesdames et messieurs. Eh oui, tout cela n'est qu'une question de volonté, d'effort. Tout cela est facile. Sauf quand la vie reprend le dessus, pour ne vous céder gracieusement que la deuxième place, l'or décoloré de la défaite.

Rien ne me pousse d'autre que l'envie de m'en sortir, l'envie d'avancer, de passer à autre chose. Mais chaque fois que je fais un pas, je me sens rejetée violemment en arrière vers la case départ, sans toucher 20.000 francs, sans pouvoir hypothéquer la rue de la paix, sans pouvoir lancer le dé, sans pouvoir perdre la mémoire. Si c'est cela que l'on appelle de la complaisance, alors oui, je me complais, mais je me sens surtout con, sans arriver à me plaire, et sans la complétude qui pourrait aller avec. Et le cercle reste atrocement parfait.

Se taire et aller mieux, autant que possible, mais j'ai toujours ce moi qui craque avant ma volonté, qui la réduit à rien, elle et son amie, la sérénité. Les roads ne divergent plus in the wood, il n'y a plus de route du tout. "Je n'suis qu'un pauvre jouet abandonné"... c'est pathétique, et pourtant ça peut serrer le coeur d'une âme fébrile. Et même en m'abreuvant, je ne me sens pas m'emplir...

Je ne devrais pas parler de cela, je devrais me taire, refouler, avancer. Mais j'essaie d'écoper mon cerveau inondé de conneries, de pensées mauves caca d'oie; parce que tant qu'il reste plein de ce poison d'ivrogne, je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit, je n'arrive pas à m'efforcer de quoi que ce soit, je n'arrive à rien d'autre qu'à surenchérir dans l'immondice du pathos. On se rêve âme noble, on se découvre coeur faible, et ça fait mal de l'avouer. Mais s'il n'était question que d'amour propre... le voilà sali depuis bien longtemps, et, négligemment, j'oublie même de le nettoyer.

C'était l'été, et déjà, j'attendais l'automne. Quelle carence en épicurisme ! Et pourtant, ma ptite dame, on fait avec ce que l'on a, surtout quand on vient de perdre tant. C'est pas ma faute, et pourtant la culpabilité me tiraille. Le chaos: une petite impulsion, et tout devient... imprévisible.



Warning: ce qui ne tue pas peut rendre plus sérieux.

dimanche, juillet 27, 2008

...



Vacances. Eponges. Et réflexion. Et très peu envie de m'étendre sur un blog que personne ne lira.

vendredi, juillet 11, 2008

Heart Of Gold


Alex v. Life: 0-2.
Sur ce, je laisse place au grand vide des vacances. En attendant Godot.

samedi, juillet 05, 2008

Somewhere Over The Rainbow




Je suis sûre que vous vous êtes déjà demandé pourquoi les nuages, ces grossiers amoncellements de particules, cette saleté macro-microscopique qui rôde au-dessus de nos têtes, étaient si fascinants. Ou peut-être les avez-vous simplement admirés, des heures durant, quand le train, la voiture, défile à vive allure, allègrement vautré dans l'herbe, votre petite tête reposant sur vos non moins petites mains, cherchant, début d'une âme artiste, la forme d'un lapin, d'une maison, d'un four à micro-ondes.

Je me suis demandée, à mi-chemin entre mon destin et ma vie, entre mes deux années passées et l'incertitude qui m'attend encore pour quelques temps. Je me suis demandée, n'arrivant à concentrer ma pensée sur rien d'autre, cerveau aussi fumeux que notre indescriptible fascination pour ces moutons célestes, inaccessibles.

Je m'interroge... ressemblent-ils à du mouton ? Pas vraiment, à bien y regarder... un mouton est plus frisé, plus jauni sur les bords, et un peu moins crémeux. Du coton. Cotttttton. C'est l'image facile, peut-être, mais tellement vraie, les disques de coton du supermarché que l'on sépare en deux, et ne reste que cette matière inconsistante, indécise, indessinable et inconstante, se dilatant dans l'espace comme pour nous narguer de sa liberté. Et là, dans le ciel, ces mêmes accroches insaisissables, ce liquide fumeux tartiné sur une couche vaporeuse, à portée du regard tout en conservant ses distances, inaccessible.

L'apesanteur. C'est cela qui fascine, aussi. On ne voit pas les fils joignant le coton à l'azur, on ne comprend pas comment il peut tenir suspendu ainsi, moelleux, mou, crémeux, microfilandreux et doux sur la rétine. Encore un tour de passe-passe de l'alchimiste, sans doute. Et la fascination reste parce qu'on ne parvient pas à le saisir...

Et dans ma torpeur réflexionelle, le front collé à la vitre, d'un train, d'une voiture, d'un avion, de ma chambre, je rêve des stratagèmes pour emprisonner un nuage dans une boule de cristal.

samedi, juin 28, 2008

Aux Armes Et Caetera


J'en ai un ptit peu marre... Je sature de tension et de retenue. Vivement la faim, comme dirait l'autre.

Pour l'instant, ma fonction de demande de teuf frise la nullité, mais bientôt, je pourrais substituer teuf à taf avec allégresse ! tif taf teuf dans ta tronche, *kniak kniak*.

D'après l'instance marentale, j'en ai "encore sous le pied". Vous voyez quelque chose, vous, sous mes pieds...?

Atlas, lui au moins, n'avait que le monde à porter (demain)...

mercredi, juin 25, 2008

So long, Marianne


Apprendre à replonger la tête, comme si c'était la dernière fois. Avec fierté, persévérance, et contentement. S'amuser, presque, à comprendre.

Et peut-être qu'après, je vous raconterai une histoire. Avec des vraies phrases, avec des vrais personnages, avec un vrai sens pas trop caché. Pour l'instant, de l'infinitif, de l'indéfinitif, sans complément, sans explication, en attendant de retrouver le sujet.

dimanche, juin 22, 2008

Ô vide ! Suspends ton mou...




Ô vide, je me métarmorphose. Je blanchis illégalement mes murs. Je me transplante multidimensionnellement, entre gens et bouteilles, me laisse porter par le tourbillon, l'absence de contrôle. Se laisser tomber, enfin... Pour mieux se réveiller, pour mieux croire en soi, pour mieux se retrouver, autre et semblable à soi.

Avez vous déjà mordu dans un citron fraîchement cueilli, frauduleusement arraché à sa branche gorgée de soleil, à pleines dans dans cette chaire acide et pourtant délicieusement sucrée, cette tranche de bonheur agrumistique, qui jamais, jamais, ne laisse un amer arrière goût? Tout ça pour des sombreros...

Gens, vous me faites du bien. Présence sourire humour sympathempathie, communion de bêtise en perspective de la vraie vie, et la mélancolie s'échappe dans les bulles de champagne qui vous piquent au vif, tandis que vous faites plus ample connaissance avec votre moquette, le tout sous le regard d'un creux bien occupé.

On ne sait pas, on peut pas savoir, on peut pas savoir. Si ça s'trouve, cette personne, intérieurement, bah si ça s'trouve intérieurement cette personne elle est pas belle non plus. On sait pas, on peut pas savoir.

Il faut que je reprenne du poil de l'Alex, que je pousse mes selfs together. Right noooooow. Over me.

En attendant mon anniv, ce jour un peu funeste, ce jour que j'appréhende, tout en ne cessant de me dire, peut être, qu'il fera beau.

samedi, juin 14, 2008

Marilyn


Ne pas s'émouvoir. Etre sensible. Etre égoïste. Se soucier des autres. Ne faire que s'écouter. Vouloir se taire. Etre forte. S'écrouler. Vouloir la fin sans vouloir le début. Parler. Sans oser dire. Rester seule. Demander de l'aide. Etre dure. Faire preuve d'indulgence. Se chercher. S'éviter. Engueuler. Supplier. Attendre. Etre pressée. Synthétiser. S'étendre. Se laisser prendre par un élan de motivation. Etre abattue en un instant.

Tenir bon.

vendredi, juin 06, 2008

Salut les Amoureux (Joe Dassin)


Two years ago my life has changed "in oh so many ways, my independence seemed to vanish in the haze".

Still you don't regret a single day.

What about the two coming years?

jeudi, mai 29, 2008

The Circle Of Life




"You're a very well rounded individual". On devrait pouvoir passer sa vie en tournoiement-retournement-détournements dialectiques jusque dans les moindres bronchiolites, juste pour le plaisir de citer de belles phrases accrocheuses. Ou alors se pencher sur le bord du cendrier, souffler dedans pour faire de la poussière, danser le houlahoup' dans les ronds de fumée, et décider, au détour d'un sushi, que notre belle soirée plannifiée n'a qu'à aller se faire, et tous ces gens alcooliques et dépensier, avec. "I can't take my eyes off of you". I can't take my mind off of you. And you're still far far away ("and you're so far away from me - so far I just can't see").

Le plus génial, c'est l'effet défrustratif: enfin un texte qu'on peut lire sans avoir à faussement se convaincre - pour la forme - que l'auteur comprend ce qu'il dit.

Le tremblement se charge d'ambiguïté quand la peur se mêle au froid, la vulnérabilité du coeur à la fatigue du corps, mais que l'appréhension attend toujours le soulagement, jouissif. Qui parle? Qui ose dire ces mots qui font mal quand ils n'ont pas de buts, ce parler pour dire du beau rien, du néant élégant, du phraseux somptueux ?

Combien de pages dois-je encore arracher avant que cesse ce sentiment coupable, d'une demi-mesure, d'actes qui restent en puissance? Mon surmoi çaistique se déchaîne, et je gribouille, je trifarfouille. J'invente dans mes rêves d'ingénieux stratagème. La ligne droite fixée au préalable se tort comme une cigarette gauchement écrasée à même le paquet. Et tout n'est que réplique, stress et volupté. Demain, encore un jour où je ne serais pas moi, où ce vêtement khâgneux fera acte de ma présence au monde, de mon absence à moi-même.

I'm sorry. So sorry. Comme l'a si bien dit Amora.

Par amour du goût.

La solitude la mauvaiseté, ça fait rêver la liberté? Jene sais pas. Hmm. Let me think about it. And then you say "Blah blah blah".

A petit feu, rien d'impossible.

Ce n'est pas une dérive. C'est comme glisser dans du yaourt. Malgré la résistance visqueuse, le côté "boulet" reprend toujours le dessus. Comme les pantalons des soldats. Red trousers, the return. Et le teint vert d'avocat. Et malgré tout, on festoie. Dans le foie, et les bonnes heures. Trop subtil, encore. Le jeu du cryptogaphe sur l'homophonie. Et je bounce back, comme un lapin garou, qui hurlerait "Belle" d'une voix rocailleuse. Ces soirées où le ciel semble vide quand bien même les oiseaux cuicuitent. Où l'on n'a plus les ressources pour dire "Sorry, is all that I can say" . Quand on est vraiment sérieuse mais que ça ne prend pas. Comme le feu d'artifice, qui refuse de prendre (au sérieux).


Et même les singes ne font plus rire, même les silences ne font plus peur, les yeux ne versent plus de larmes. "Loading - please wait".

Je viens du ciel, et les étoiles entre elles ne parlent que de toi.


Right. Now, I'm orange. Like the earth, obviously. "Is this what you want?"

mardi, mai 27, 2008

Volver




Sensation étrange. Je passais le pas de cette porte, cette grande salle vide. Je me revoyais, deux ans auparavant. Mon coeur dansant le tango dans ma poitrine recouverte d'une veste en cuir anti-monde extérieur. Tout ça pour un oral où j'étais d'autant plus stressée que je ne pouvais pas ne pas réussir. Angoissée, mes mains tremblantes et blêmes se refermant nerveusement sur mon carton rempli de mes trésors, à attendre devant ces maudites toilettes malodorantes. Et des heures, mon agonie diluée dans les carreaux bleus ciels de cette salle trop grande, trop peu remplie de gens qui peu à peu mettaient fin à leur propre agonie.

Deux ans déjà, et je revois mon ombre terrorisée, avec les yeux cernés d'une khagneuse blasée de fatigue et de craquage de nerf. Si cette pauvre petite blonde avait su... Deux ans tout juste séparent mes deux passages dans cette salle, deux ans de fous, où le cerveau tourne plus vite que la musique, et la musique tourne, tourne, pour empêcher que le cerveau s'endorme. Et si mon petit être de 16 ans à peine s'était posé dans un coin, tendant discrètement l'oreille vers ce faux-semblant d'adulte passant sa kholle; et s'il avait su comment Papy avait métamorphosé ce qui était encore à l'époque son niveau d'anglais; et s'il avait imaginé toutes les pages tournées, retournées, surlignées, fichées, apprises même parfois, et toute ces heures passées, toutes ces kholles et toutes ces cartouches; et s'il avait prévu, que deux ans, et des centaines de pages de dissert plus tard, il posterait toujours des messages aussi niais... Peut-être, qu'à ce moment précis, dans cette bonne vieille salle 30, il aurait hésité entre céder à son désir infini de se barrer en courant... et sourire, d'un air sage de prophète.

Alors, après tout, pourquoi s'en faire maintenant...?

Non mais vraiment, je vous le demande.

samedi, mai 24, 2008

J'ai demandé à la lune


To be reminded to my future old-me by my young-past-myself:
I stopped being an idealist when I fell in love for the very first time.




...et la lune s'est moquée de moi.

vendredi, mai 16, 2008

Demain Finira Bien ?



(sur l'air de l'Amérique, de Joe Dassin)
Les amis il faut s'accrocher
Il n'y a plus que quelques kholles à passer
Car elle nous attend depuis que nous sommes nés
Normale Su-up' ...

S'accrocher. Se raccrocher au peu qu'il nous reste à franchir. Se dire qu'on a déjà fait le plus dur, même s'il semble que l'impossible nous attend. Se rappeler que le samouraï reste calme et concentré, qu'il fasse un temps de café-terrasse, ou que l'orage s'abatte brusquement sur votre vous enveloppé dans votre débardeur coloré. Le temps n'est plus le reflet de votre moral. Vous avez dépassé ce stade. Bientôt, même l'échec cuisant d'une khôlle de philo ne parviendra plus à atteindre votre sérénité. Quoiqu'il arrive, vous vous tenez fermement aux prises du mur, même si vous ne montez pas vite. Vous arriverez en haut. Et ceux qui ont du mal à s'en convaincre n'ont qu'à revoir Mulan.


Après de multiples péripéties, des décompressions-recompressions douteuses et couteuses, des retrouvailles pas très émouvantes quoique pas désagréables, une fatigue aussi inattendue qu'étourdissante, me revoilà partie pour le meilleur et pour le soupir... Et cette histoire de carnets *enfin* bouclée. Que dire de plus, sinon "Du Courage, Du Courage, Du Courage"...? (et des chocapics, bien sûr, mais ça tombait sous le sens)


PS: faut vraiment que dans un long terme pas trop lointain, je m'achète une guitare folk. Celle de ma soeur a un son de ouf.

dimanche, mai 11, 2008

Fuck U




La chaleur rend les gens fous.

Et moi, vous savez quoi? J'ai pas la force de gérer ça. Pas du tout la force. Ca me donne juste envie de pleurer, mais on s'en fout pas vrai?

Fais chier.

Les crises de larmes, on sait jamais bien ce qui les déclenche et on ignore vraiment quand ça va s'arrêter. Mais le crâne donne l'impression qu'il va exploser. Et ça fait mal au coeur

3 Nuits Par Semaine



Cette fois-ci, c'étaient les maths. Comme si mon inconscient se soulageait une à une de ses angoisses, en les refourgant au subconscient, dans l'assouvissement onirique des pires appréhensions.

Which one will be the next? Je prends les paris.

jeudi, mai 08, 2008

Kookookachoo, Mrs Robinson




On me demande du torduisme, alors que mon cerveau s'est fait la malle, en se débrouillant pour couper l'en-tête de son passeport et passer la douane en anonyme, pour s'enfuir loin, loin, d'ici (ailleurs, trop tard...). Que faire, puisque je n'arriverai pas à vous raconter ma vie de manière monocorde, monochrome, ingénue, et bien plan plan; et puisque je ne me sens pas de sous entendre ma dispersion dans le temps, entremêlant les phrases et les ambiguïtés. Je ne suis pas d'humeur subtile, voyez-vous, j'ai peur que moi-même j'aie du mal à comprendre ce qui se dira séant. ... Je vais essayer de dire. De joindre le clavier à la parole, qui sait, peut-être que je suis assez fatiguée pour ne pas me soucier de mon insatisfaction bloguistique du moment...

J'ai donné du temps. J'ai donné de la vie, et j'ai donné du sang. Il semble que je sois vide à présent, mais pourtant remplie de mets variés et délicats, de boissons colorées et pétillantes. Tout espoir n'est pas perdu. Il n'y a plus qu'à allumer un cierge, à Saint-Pierre, à Sainte-Marie, à Saint-Antoine, puisque Saint-Alexandre n'était pas libre.., aux courageux, à l'âme perdue de la mini Austin, aux élégantes montées de marche, aux glândus et aux profanes, à tous ceux qui me tiennent à coeur et qui défilent devant mes yeux comme un film réalisé dans une boite de Vache qui rit (bien connue des profs de philo...) , au moment où mes paupières se plissent devant la petite bougie déposée dans l'obscurité humide d'un éclairage vitrailleux.

Je pense à The Calling, je pense à Radiohead... à bien d'autres encore...!

Mais figurez-vous, alors que la lune croît (qu'elle peut nous mentir), les ménestrels reprennent du service sous les fenêtres des belles blondes, ou bien l'inverse, et le désoeuvrement s'est caché dans la valise, sous l'araignée qui vous sourit au petit matin, effrayé par le temps assassin. Et tout cela pour vous, Mrs Robinson. ... Mais *schhhuttt*.. c'est Taboo. La solitude. le doute. Le niveau. La généalogie. Tout cela ne doit pas être prononcé devant des BLs enragés d'allusions, où ils risquent après coup d'en cauchemarder dissertativement.

Retenez donc: le pain, je veux bien, les jeux, c'est ptet pas le mieux....

A la bonne heure, à la mauvaise, ou le bonheur à l'heure anglaise.

mercredi, avril 30, 2008

The Only Living Girl In Paris




"heeey... I've got nothing to do today but smile - dop dee doo doo"

Me revoilà, donc. Plus atomisée que jamais. Mon corps est resté en une pièce pour tenir coup sur coup tension-maladie-fatigue, mais mon cerveau, d'un coup, m'a lâché, faisant un arrêt cardiaque (oui oui, le coeur de mon cerveau) d'au moins 38 minutes. Alors j'ai enchaîné les blagues nulles, comme si je n'avais même plus la force de faire le tri.

Parfois, quand je passe de 2 à 2,1 de tension, un bout de mon esprit répandu sur ma boîte crânienne comme une tartine au nutella étalée par un amateur, me rappelle :"investissement, conclusion, papy, boarf, si t'es pas sage t'auras droit au monde des images"... Et je secoue la tête, très, très fort pour ne plus y penser.

Il est venu, le temps du flottement, la décomposition existentielle d'un être post-traumatisme qui ressent cette profonde sensation de vide intersidéral. Les concours, ça en inspire certain, l'écriture comme un refuse, comme une douce peluche pour s'endormir le soir, et recommencer, pédaler dans une choucroute plantée sur un tapis roulant qui tourne à reculons. Et j'en perd ma stupidité. Moi les concours ça m'empêche de parler - ça sape ma créativité. N'avoir plus la force que de se taire, et d'esquisser un petit sourire bienveillant aux fidèles acolytes qui vous entourent - et jusqu'au dernier moment, heureusement qu'on les passe pas tous seuls, ces concours.

Je me tais, vous voyez, je ne sais plus dire. Je m'en vais en cure de recomposition (les zombies, ça se fait pas des UVs, ça se fait carrément recoller la peau - d'où recomposition, comme Michael Jackson). Et toute la désintox de vitamines-fer-magnésium-paracétamol-ibuprophène-caféine qui va avec. De toute façon, j'en avais marre des sandwichs au guacamole.

Mais je reviendrai vide de morosité et pleine de moi.

ps: Je n'arrive plus très bien à penser, mais je pense encore à vous. Alors bon courage.

jeudi, avril 17, 2008

Le Vent Nous Portera


C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière



Edmond Rostand



Jcrois que pour s'en sortir, va falloir croire très très fort... C'est le moment de sortir les héros du placard, et de se demander: "Qu'aurait fait Onizuka...?... et Gaston? ... et Bob?"
...Ils auraient souri, sûrement.

(Oui. Il est grand temps de rallumer les étoiles...)

lundi, avril 14, 2008

Jours Etranges


"Ne t'occupe de rien que de toi. Laissons l'Empire marcher, fermons notre porte, montons au plus haut de notre tour d'ivoire, sur la dernière marche, le plus près du ciel. Il y fait froid quelquefois, n'est-ce pas? Mais qu'importe ! On voit les étoiles briller clair et l'on entend plus les dindons." (Flaubert, Extrait d'une Lettre à Louise Colet, 1952)

vendredi, avril 11, 2008

Absolute Beginners



Rendez-vous compte d'un truc: nous sommes jeunes et prêts à conquérir le monde.

*cliché*

...vous avez été pris en photo.



Mais qui sait? Peut-être que le génie, c'est d'arriver à dépasser le cynisme.

Je vous laisse méditer, et retourne aiguiser mon katana.

lundi, avril 07, 2008

It's Not Dark Yet




Me revoilà. Non, non, n'ayez pas peur. Je ne sais pas bien où je vous emmène cette fois... j'ignore ou je fuis, vous ne savez où je vais... Il ya toujours un moment clé où le contrôle de la barque nous échappe – on ne sait quand, on ne sait pourquoi – et nous voilà parti dans une longue dérive... C'est quand je me perds que vous me retrouvez. Mon esprit ne semble pas fait pour la stabilité (c'est comme dire à la terre d'arrêter de tourner parce que y en a qui commencent à avoir la nausée). Le fil d'Ariane de la pensée se métamorphose... en scoubidou. Ca part dans tous les sens... A quoi, bon, me direz-vous, me complaire dans cette douce perdition? Et je vous répondrai. Et tout le monde sera heureux, car tout le monde aura compris.

Une pellicule de poussière sombre recouvre les parois de mon cerveau, comme si le chat sadique de la maison avait éternué sur les cendres de la cheminée. Je marche dans la rue et je regarde mes pieds. Je piétine une étoile en plastique. Je suis au café en charmante compagnie, et je regarde le mur blanc cassé, le vide entre moi et le mur, ce mur, mon semblable par sa paleur et son immobilité, par sa morne froideur en ce début neigeux d'avril. Sauf que le mur, lui, ne craquera pas.

Défoulement, refoulement, la fausse folie qui vous fout le moral dans les chaussettes, mauvaise excuse pour ne plus vous fouler, cesser de fouiner dans le fouilli de votre cerveau.

J'ai juste besoin que quelqu'un me prenne par l'épaule, et me sourie, en me disant: « t 'inquiètes, ça va aller ».

So what do we do? What do we do?
Et lancez le générique Frou Frou (par la fenêtre).

Trouver le mot juste. Découragement n'est pas terrible, il reste de l'espoir. Angoisse n'est que partiellement vraie, quand elle s'associe à la Tension et à l'Incertitude, mais là encore ce serait trahir mon sentiment. Vous savez, un petit vide, un malêtre. Un enfermement sur soi qu'on n'avoue qu'à demi mot et qu'on essaye veinement de laisser transparaître dans les yeux fuyant et la posture chancelante. Empêchez moi de tourner en rond. Ca ne vous coûtera pas deux minutes de révisions, pas deux points au concours: c'est du don, et on se sent autre, après. Mais je détruis le don en le réclamant; vous voyez: DON: Défonce de l'Organisation Naturelle de mon être; Destruction Ostenciblement Négatrice; Dérive Obligée vers le Nihilisme. C'est beau, le don.


Je me fais peur, parfois. Et puis j'arrête, et je m'attriste. Alors je lutte contre moi, mais le cynisme reprend toujours le dessus. Désolée... (vous pouvez éteindre votre fenêtre internet et reprendre une activité normale- à tchaô bonsoir.)