
Sometimes I feel sad.
Sometimes, I wanna feel stupid. Wanna feel proud of it. Pure evanescent intelligence for stupidity's sake.
Retour rapide sur les six dernières années: l'idéalisme de mon adolescence précoce a rapidement fait place au scepticisme, doute pas du tout méthodique qui m'a amené à la remise en cause du monde (évidemment). Inévitablement, quand le messie n'arrive pas, et qu'aucune secte scientologique ou New Age ne parvient à mettre la main sur l'esprit faible que vous êtes, le nihilisme finit par vous gagner. Then came the dark. And dark it was... On doute même du bonheur. "Demain" n'a véritablement aucune signification. On ne sait plus connaître, on ne sait plus à quoi se raccrocher. On croit, on espère, on ne croit plus, on souffre. On abandonne le j'menfoutisme équivolent plein d'assurance pour un mutisme de la pensée, une paralysie de l'esprit qui se prolonge à l'infini de manière monocorde, alors même que l'on cherche, que l'on remue ciel, terre, et tout ce qu'il y a entre, pour trouver un guide. Se contentant de choisir les chemins "less traveled by", seul réflexe sain dans tout ces actes qui vous font étranger à vous même. Ca, et une touche d'humour. De quoi péter un cable.
Dernièrement, j'ai subi une conversion au Spinozisme. Parce que je le vaux bien. Who knows? On verra bien.
The woods are lovely, dark, and deep.
But I have promises to keep
And miles to go before I sleep
And miles to go before I sleep.
Some are born to sweet delight.
Some are born to sweet delight,
Some are born to endless night.