mardi, juillet 17, 2007

18 ans...


On réalise pas tout de suite... Les textos des gens qu'on aime fusent, tous plus stupide et persos les uns que les autres. On ne le sens pas. Comme dirait une certaine personne de ma famille: "je me suis regardée dans la glace pour voir si quelque chose avait changé, et... rien."
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Et puis peu à peu, on réalise. On est capable de parler nonchalamment au cours d'une discussion de "il y a 10 ans, je me souviens". Et effectivement, on se souvient. On commence à regarder de plus près les albums photos confectionnés avec soin pendant des années par l'instance marentale.
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On se demande si on a changé. On le demande aux autres.
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On signe des papiers où la mention "signature parentale si la personne est mineure" ne nous concerne plus. On commande des cartes bancaires internationales. Toutes sortes de paperasses administratives tombent entre nos mains.
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Finalement, on comprend. On réalise... On ne sait pas trop quoi......... Mais maintenant, je crois, quelque chose est différent.

samedi, juillet 14, 2007

Rebajas


Le Shopping. Voilà le véritable mal de notre siècle.


Je ne comprends pas pourquoi de brillants sociologues, par centaines, s´évertuent à essayer d´étudier, de comprendre et de résoudre les problèmes des sociétés occidentales, quand le véritable souci se trouve au coeur du Centre Commercial.


Tellement caractéristique de notre temps qu´un voyageur temporel venu d´une époque reculée (quoique pas si reculée que cela) n´y comprendrait rien, ne s´y habituerait meme pas.


Quelle est cette folie, cette fièvre qui nous pousse, jusqu´au vertige, à déambuler entre les rayons de bouts de tissus colorés? C´en devient un véritable sport Olympique. Des championnats nationaux ont lieu chaque année. Des championnats d´hiver et d´été, que l´on appelle plus communément les "Soldes".


Qu´est-ce qui se passe dans la tete d´un consommateur du XXIe siècle, et qui n´existait pas auparavant? Voilà la véritable question, le véritable terrain d´investigation. Qu´aurait dit Bourdieu? Et que présager quand s´en iront dans l´au-delà les vieilles générations, seules tribus susceptibles de résister encore et toujours à la fièvre de la carte bancaire et des cabines d´essayage? Quelles mutations sociales atteindront nos petits vieux du troisième, quatrième, puis cinquième age? Que deviendra la société quand il n´y aura plus que des hyènes?


Sur ces considérations, je vous laisse méditer. Quant à moi, après un long détour par le Zara de Santander et un petit passage par le Corte Inglès, je me pose une dernière question rhétorique:


Comment je fais pour toujours me retrouver paumée au rayon "profs d´anglais" ?


mercredi, juillet 11, 2007

Museo Guggenheim Bilbao

extrait de Mélancolie I, Albrecht Dürer

Le tableau en intégralité:
Mélancolie I, Albrecht Dürer

Immense. Gigantesque. Phénoménal. C´est la première impression que l´on a lorsque, après avoir passé le chien géant fleuri qui garde sagement l´entrée, on pénètre au coeur du Musée. Des tableaux d´une taille monumentale... Au premier étage, une exposition d´un sadisme sans nom, que je ne saurait expliquer que par des images:

La matière du temps, Richard Serra,

Photo © Robert Polidori, Collection Permanente du Museo Guggenheim Bilbao


Des sortes de labyrinthes-escargot géants aux murs de deux mètres et demi de haut. Quand on est dedans et qu´on avance, on n´en voit pas la fin... Et puis soudain, on monte au deuxième étage et l´on voit ce que Dieu seul peut voir: la condition humaine. Des gens qui avancent sans savoir où, sans saver pourquoi dans un cercle vicieux, aveugle de leur propre sort....

Arrivés au troisième étage, Dürer nous accueille avec sympathie, dévoilant jusqu´à la plus petite de ses gravures, jusqu´aux plus beaux de ses chef-d´oeuvres (cf plus haut). Puis on ressort et on ose jeter un oeil en bas. Vertige. Vertigineux, voilà le mot exacte pour qualifier ce musée, sans aucun équivalent... Presque pas de lignes droites, tout en courbes et en volutes, presque comme un dessin de Ish...

Résumé: moi, petite touriste française, accessoirement apprenti artiste torturée et grande fan de Dürer --> =) contente. Très.



dimanche, juillet 08, 2007

Clockwork Orange

Stanley Kubrick, 1971

Vu ce film hier, en version española, mais peu importe. Un film très prenant, avec des séquences superbement esthétiques comme on aimerait savoir en faire... L´acteur avec des ojos azules (blue eyes), pour le coup, de psychopathe. Un cynisme qui va jusqu´à me faire rire orange =). (Bon OK, c´était mauvais, mais je ne pouvais pas ne pas le faire...) Plus sérieusement, c´est un très bon et très beau (esthétiquement parlant) film que je vous recommande si vous ne l´avez pas vu. En plus, le psychopathe en question se prénomme Alex. Que des bonnes raisons de le voir ;)...

vendredi, juillet 06, 2007

Le quart d´heure culturel.

Desnudo, Francisco Iturrino
(toile du Museo de Bellas Artes de Santander. J aime particulierement les couleurs.)

Dans le rejet de tout intellectualisme d´expression, de toute distinction verbale par dissertation littératuraire, dans le refus complet de produire du verbe pour le seul plaisir d´admirer sa propre aisance à le débiter, ou meme d´agglomérer du contingent autour d´une oeuvre d´art qui parle pour elle-meme et donc qui n´a nullement besoin qu´on la commente plus amplement , je me contenterai de dire ceci:

Jkiff´Proust.