
J'aurais aimé ne pas mettre une photo de moi. Mais l'inspiration me manquait, j'ai eu envie de vous faire peur, et puis il faut croire que Rousseau et moi avons des choses en commun (d'ailleurs, peut être que s'il m'avait connue, il m'aurait détestée, ça nous aurait fait une chose de plus en commun...).
Alors, ça, cette photo, à part Tchernobyl, elle évoque plusieurs choses... Le bagageasout', une stupidité éphémère, preuve qu'on peut bien délirer avec pas grand chose (qui sait, ptet même un cours de maths... enfin...). Un témoin de mon âme de gourou, aussi, qui m'a poussée à me métamorphoser en Dieu Perrier (malheureusement, la NASA n'a pas réussi à prendre des photos de mon arrivée sur terre...). L'écharpe colorée, celle qui a senti la vanille, un temps, avant qu'on me stigmatise pour mes "odeurs repoussantes"... Et puis surtout... j'ai l'air tellement bête. Chers blog-lecteurs, ceci est le reflet de mon moi intérieur (la pelote de laine emmêlée en moins).
Ca fait longtemps que je n'avais point posté. Le temps passe tellement vite, vous ne trouvez pas? On s'y perd... Une poignée de mesure intersidérales, et je suis passée d'un concours blanc harrassant à de la guitare autour du feu et du volley au petit matin.
Vous croyez que j'ai grandi? Le temps m'échappe et fuit...
Retour dans le Reur, une odeur de courtepaille qui imprègne mon sweat, mes cheveux, ma guitare...
Retour en arrière, tous ces gens, joyeux, heureux peut-être? Et moi, heureuse, joyeuse. Blessée, aussi, mais mon coeur est tendre comme la fesse d'un bébé.... Alors forcément, ça passe et ça casse. Mais ça passe, au final, je m'en remets. Depuis un an, déjà, deux, peut-être, je me remets. Je n'en suis pas plus solide, remarquez...
Et mika, alors? Mika et ses ptites lunettes rondes, Mika qui grandit, avec ses cuites, et ses potes, jéjé juju et les affreux jojos... Bon anniversaire, Mika.
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Et mon ptit saucisson, qui se pèle de froid dans sa tante? mwhahaahahahahaa. Que j'aime me moquer...
Vous savez, depuis longtemps, je n'attends plus rien. Tout roule. Je flotte (et sans me droguer, en plus!). Que demander de plus? Un film? Encore? Du fun... de la stupidité, des idées... du génie! De l'inspiration, et des gens qui se réunissent, pour faire les cons, sérieusement, pour faire rire aussi, pour mon anniv, enfin...
Est-ce que vous me connaissez? Oui, je vois, dans le film, vous me connaissez, moi, mes multiples petits mois que j'ai semés un peu partout. Tous ces bouts de moi que j'oublie... Mes manies, polymonomanies, mes idées, mes conneries, mes dessins, mes oiseaux (non casés dans la catégorie connerie, remarquez)... Tous ces bouts de moi que j'oublie, que vous me rappellez.
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C'est très très étrange, comme sensation. Je ne me connais pas. Si on me demandait qui je suis, j'aurais du mal à répondre. Je suis Alex. Stout. Juste Alex. Et de mon point de vue, je n'existe qu'à travers le regard des autres... Ou pas vraiment le regard, mais plutôt "the inner light", comme dirait Papy (enfin, l'autre anglais, mais je mets Papy parce que j'ai oublié...).
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Ca va vous paraitre tordu, mais du coup, j'ai presque l'impression de ne pas exister... En fait... J'ai l'impression de faire, mais pas d'être. Je suis une ombre à moi-même. Je ne suis même pas autre, puisque je ne suis pas.
Mais où vais-je, enfin?
Je ne sais pas. Toujours pas. Ca me désespère, parfois, quand je n'y prends pas garde. Ne pas savoir.
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C'est difficile, vous savez, de dire merci. On aimerait que ça sorte, d'un flot continu, comme dans un film où le scénario est tout préparé et y a plus qu'à l'apprendre, à le comprendre, à l'entendre, puis à le jouer. Nan, l'impro, c'est super pervers. On dit quelquechose, parce qu'il le faut bien, et toutes les idées viennent après, jaillissent quand il est trop tard... Super rageant.
Mais merci, toi, d'être là, toi que j'embête toujours, toi à qui je ne dis jamais merci... Je m'en désole. Ne m'en veux pas, j'aime pas ça et ça te va pas au teint... Jsuis heureuse que tu sois là.
Et puis toi, l'autre, toi qui me fais mal, quand tu ne me fais pas rire, quand tu ne m'attendris plus, quand je t'énerve d'être moi. Mais je suis tellement... ...Tu sais.
Rho et puis toi, partout, nulle part, perdue, et puis vous ailleurs, bien loin d'ici, et faux, et vrais, et parisiens, tellement parisiens...
Et tous les autres... Vous êtes tellement... marants. Vous je vous envoie une étoile. *. Je pense aussi à vous, maintenant, en écrivant mon blog...
J'ai beaucoup écrit aujourd'hui, parce que je n'avais rien à dire.
Bonnes vacances, tous, lisez, sortez, sniffez (l'air frais), écrivez aussi, pensez, dormez, mangez, ne faites rien. Arrêtez. Tout. Puis recommencez. Mais pas trop, il sera suffisamment temps de recommencer quand ce sera le début de la fin.
...et pouf?