jeudi, décembre 20, 2007

I'm back, baby!




Hahaha! Me revoilà sur la toile, du haut de mes trois pommes, avec 250h de sommeil en retard, des stalactites dans les oreilles, plein de films dans la tête, plein d'envies, à commencer par une frénésie shoppinguistique (rien à voir avec le compositeur...), et tout ça mêlé de toux, de prises de têtes, d'humeur moribonde et de sapin de noël à éclairage alternatif made in Korea.

Mais, entre nous, on s'en fout, pas vrai?

J'ai acheté Vogue, des cadeaux, et demain c'est l'hiver.

ps: et je vous le dis: décembre, c'est trop la merde, mais bien moins que novembre. Et avec de la musique, même janvier jaunira d'ironie.

dimanche, décembre 02, 2007


Je suis un cycle de Kongratiev psychologique vivant.



mardi, novembre 27, 2007

Bubble Punk


Marre.

C'est même plus drôle. Jsuis fatiguée, jsuis tendue 16h/24, je bosse trop mais pas assez, il fait froid, nuit, morne.

J'aimerais me planter devant la télé, des heures, des jours, me plonger dans le néant du rien du tout, glander, dessiner, peindre.

Mardi 27 novembre, j'en ai marre de la BL.

...et puis jsuis même pas assez concernée par les tumultes de la vie politique pour me défouler sur l'actualité.

dimanche, novembre 18, 2007

Two roads diverged in a yellow wood...


Non, rien à voir, ça allait bien avec la photo...

Humeur de dimanche soir, le boulot dispersé quelque part avec certains de mes neurones en suspension dans l'air renfermé de ma chambre qui a pris peur du froid, dehors.

Passent les jours et les semaines, trop de boulot pour culpabiliser vraiment de ne pas tout faire, et trop de doutes pour ne pas culpabiliser un peu.

Les notes s'enchainent, s'accumulent, et ne signifient plus rien. Elles n'atteignent plus que mon moral en surface... du moins je le crois. Je vois plus loin, je me détache. Il va être temps d'envoyer péter le sérieux scolaire dans un jmenfoutisme hautain.

Je crois que je m'ennuie, un peu. Un ennui sans lassitude, cette fois. Pas de désespoir du temps perdu, pas d'angoisse des minutes d'ennui, juste un ennui passif, contemplatif. Je vois venir, je ne fais rien.

Je vous communique mon rien avec bon coeur.

dimanche, novembre 11, 2007

Panorama

dimanche, novembre 04, 2007

life.




Life.


Do you realize how shitty this is to begin a postblog with "life." ? In fact, to begin anythning, any essay, movie, novel or drawing, with life. You just don't begin with life...


But then, how to begin?


Have you ever looked at the stars with an intense feeling of peacefulness? Is that better? No, I don't think so. Let's try again.


Try. This is what I'm doing right now, with this post. I'm definitely not trying to be tortured. I'm not. I just have these intuitions of feeling something exciting, something new, a piece of life I want to write about. As you probably noticed, I wanted to do it in english. I sometimes think in english, and then I want to put my thoughts on the paper, and the blond part of myself starts to make fun of me. And every time I begin a sentence, got this impression of trying to grab a piece of truth with too simple words, in a language I don't master, and making it vanish in the hated dimension of non-tellable truths. But today I wanted to try.


What it this blog? A kind of a draft. I'm a kind of draft, tout en puissance. Et je repousse le jour où je laisserai mon orgueil au vestiaire et cesserai de me réfugier derrière cet argument ultime, le brouillon. On peut pardonner un brouillon. On peut lui pardonner de n'être pas parfait. Il est encore plein de promesses. That's what Montaigne's doing with his essays, right? They aren't really an essay, more something like a try.


Who I am talking to ?


I guess I'm scared to allow anybody to criticize seriously what I've done with my heart, my brain. Too scared to let anybody destroy a piece of me. There's too much seriousness in there and I'm trying to get control back by desintegrating it with jokes and self-derision. Except when I manage to be proud of myself. Then I'm insensitive to criticisms, it just sweep over my bubble of self-estime.


***


Have you ever brushed your teeth with a sensation of being useless? And then you brush the other side of your mouth, the left-teethed side, and you realize that this is you in the mirror, and that this is you in your head, watching yourself in the mirror. And you and yourself both smile at each other.


Ca vous traverse vous aussi, ces furtives sensations de paix intérieure, de complétude avec vous même? Laissez tomber les étoiles. Imaginez plutôt la route qui défile, les arbres dorés, l’automne qui a un goût de paradis, de la musique dans les oreilles. Déjà vu ? Trop de clichés ? Alors oubliez, oubliez la route.


Suddenly, brushing your teeth in front of yourself, you feel like everything is an evidence. You feel deeply and completely lucid about you – which is rare. Les doutes s’effacent d’un coup de brosse à dent, et vous voilà, l’avenir dans une main, le dentifrice dans l’autre. This is so simple.


***

Ca vous arrive parfois de penser dans tous les sens, et beaucoup trop rapidement pour vous coordonner avec la temporalité objective ? Ca rend dingue. On essaye d’écrire, de bien développer, ne rien laisser échapper. Mais c’est trop tard, la pensée s’effiloche, se disperse, volatile. Ne restent que les posts sur les blogs, et quelques images. C’est extrêmement frustant, comme sensation.


Sometimes I would like to ask : what the hell I am doing here ?


But now I don’t want to. I don’t need to.



I know.


mardi, octobre 23, 2007

Cologne, automne et chocolat


La vie est belle, on manque tous beaucoup trop de sommeil, les nerfs craquent, les vacances sont trop loins, la classe est passée au fer à souder, l'ambiance est bonne, les gens rient et moi je vous aime bien :)...

jeudi, octobre 04, 2007

L'addiction


Parler en toute simplicité, ou crypter un sentiment dans un poème, dans une prose poétique, par souci de Distinction; faire l'effort, même, de faire des phrases, et ne pas se contenter de saccader la pensée en affirmation brutes et incohérentes.

Je fais toujours ce rêve étrange et pénétrant... arriver devant ma feuille, saisir mon stylo plume, et la beauté poétique circule de mon coeur à mon âme (notez comme l'emploi du mot "âme" apparaît ridicule aujourdhui, quand il n'est pas pédant), de mon âme à mon coeur, en passant par le cerveau, et ce potentiel d'action littéraire se diffuse de synapses en synapses, jusqu'au bout de mes nervosités, dans la fine et brusque musculature de mes doigts qui ne font qu'un alors avec l'encre, la plume, le papier. Ce rêve étrange et pénétrant de se sentir non pas intellectuelle, mais littéraire, accédant à des vérités humaines par des voies beaucoup plus mystiques, fascinantes, et puissantes que celles de la seule raison.

Suis-je le vin, suis-je le vase, ou suis-je le dessin? J'ai le droit de poser ces questions insensées, voire inintéressantes, parce que c'est mon blog. Cette parcelle du World Wide Web totalement insignifiante et pourtant pleine de sens, ce sens produit à chaque minute, dans chaque foyer de chaque pays.

Le vin donne le vertige; le World Wide Web aussi... Comme les cours de géologie, d'astronomie, où on se plonge dans l'infini du temps, dans la profondeur des étoiles.

Je fais souvent ce rêve, trompeur mais fascinant, de lire les Fleurs du Mal, et de comprendre cet homme, ce génie, de m'en imprégner, d'épouser ce Spleen sans fond. De boire jusqu'à mon évaporation ce spirituel spiritueux.

Ce qui me fait une merveilleuse transition pour vous parler de mon ennui. Chaque année, c'est la même chose, il épuise mes nerfs, érode mon enthousiasme et finalement neutralise toute ma motivation.

Le ciel est rose saumon, le jardin rempli de jolies couleurs, et moi, bêtement, j'attends les feuilles jaunes-orangées, les bons fromages et les marrons. Un signe de vie entre deux silences...

mardi, septembre 04, 2007

Goodbye


...


lundi, septembre 03, 2007

J'aurais dû écrire une lettre, mais, en ce moment précis, il y a trop de personnes à qui je voudrais l'envoyer que cela rend la tâche physiquement impossible. A toi, et toi, et oi aussi; et toi encore... Envie de parler, de discuter... mais pas envie de me confier. Je n'arrive pas à me confier. A personne. Ou si peu et avec tant d'effort, que chaque fois je me retrouve fébrile, ébranlée de tout mon corps, avec toujours cet arrière goût amer de la vulnérabilité. Il est là, dans le fond de la gorge, je l'ai provoqué moi même, en désignant de mon doigt long, osseux et quelque peu tordu, la faille bien dissimulée dans ma carapace.

J'aurais voulu discuter, avec chacun de vous, de tout de rien puisqu'il faut un objet-prétexte pour discuter, de moi de vous puisque c'est là que se trouve la vie de la conversation, de nous des autres, puisqu'il n'y a rien de plus enrichissant. Alors ceci s'adresse à vous, qui ne recevrez jamais cette lettre...

Il parait que je suis forte. Il parait que je ne le suis pas assez. Il parait qu'on me connait et que je ne me connais pas. La grande tragédie de ma vie, parait-il.

Je sais que je vous aime, tous, et que je ne le dis pas assez. Ou peut-être ne l'entendez-vous pas, quand mes yeux le signifient, quand mon sourire y rend hommage. Dommage. Je finis par faire mal, inévitablement. Comme l'enfant qui avait trop vite grandit et qui ne réalisait que trop tard qu'il avait blessé mortellement ses petits parents. Je fais mal quand je cherche la vie, et quand je trouve la vie j'ai mal. C'est une manière de signifier qu'on aime, comme une autre. Et je n'ai pas changé, toujours pas changé...

Et cette question est si simple qu'elle en devient commune, qu'elle revêt le costume malsain et dépréciateur de Madame tout le monde: Peut-on changer?

Je ne m'en sens pas capable. Malgré mes efforts, toujours pas. Que faire pour en être désolée? Il parait que si je n'agissais pas ainsi, je ne serais plus Alex. Une institution.

Je n'aime pas étaler la flatterie, de manière si grossière, croyez-le. Ce qui a l'allure d'une médiocrement narcissique auto-flatterie par l'intermédiaire des dires d'autrui, ou même, peut-on dire, d'une condescendance repoussante à l'égard de son petit Moi, n'est en fait rien d'autre qu'un cri d'incompréhension désespérée. Le grand vide, le noir. La beauté du mystère? Non. La terreur de l'obscurité. L'indescriptible douleur de la solitude.


D'un côté je voudrais vous dire, tout. Tout, vous confier la perle scintillante de mes états d'âme, sans l'altérer, la donner pure et simple, belle. De l'autre j'ai peur que ce trésor que je vous tends dans un geste effrenné, un geste d'abandon complet, de confiance absolue, qu'il apparaisse à vos yeux déçus comme un inutile cailloux de plus dans une plage infinie de galets, un caillou qui fait mal, sous la plante des pieds. Je n'arrive pas à croire suffisamment, à vous faire suffisamment confiance, pour croire que vous me comprendrez. Alors j'attends. Je distille de la pensée en attendant que mon interprête surgisse, l'attrape au vol et me révèle tout ce que je ne saurais jamais. Si vous saviez comme je me sens seule, comme elle est longue, cette attente. Et comme je voudrais pouvoir vous dire...




Une crise identitaire comme il y en eut beaucoup auparavant, toujours sans solution... Mais rassurez-vous, demain je serai reposée. Demain je serai forte.

Stable...


...Mais vous ne comprendrez donc jamais ce que je ne comprends pas?

mardi, août 21, 2007

U.S.A.



... Et vous, savez-vous pourquoi "La Grosse Pomme"?


mardi, juillet 17, 2007

18 ans...


On réalise pas tout de suite... Les textos des gens qu'on aime fusent, tous plus stupide et persos les uns que les autres. On ne le sens pas. Comme dirait une certaine personne de ma famille: "je me suis regardée dans la glace pour voir si quelque chose avait changé, et... rien."
*
Et puis peu à peu, on réalise. On est capable de parler nonchalamment au cours d'une discussion de "il y a 10 ans, je me souviens". Et effectivement, on se souvient. On commence à regarder de plus près les albums photos confectionnés avec soin pendant des années par l'instance marentale.
*
On se demande si on a changé. On le demande aux autres.
*
On signe des papiers où la mention "signature parentale si la personne est mineure" ne nous concerne plus. On commande des cartes bancaires internationales. Toutes sortes de paperasses administratives tombent entre nos mains.
*
Finalement, on comprend. On réalise... On ne sait pas trop quoi......... Mais maintenant, je crois, quelque chose est différent.

samedi, juillet 14, 2007

Rebajas


Le Shopping. Voilà le véritable mal de notre siècle.


Je ne comprends pas pourquoi de brillants sociologues, par centaines, s´évertuent à essayer d´étudier, de comprendre et de résoudre les problèmes des sociétés occidentales, quand le véritable souci se trouve au coeur du Centre Commercial.


Tellement caractéristique de notre temps qu´un voyageur temporel venu d´une époque reculée (quoique pas si reculée que cela) n´y comprendrait rien, ne s´y habituerait meme pas.


Quelle est cette folie, cette fièvre qui nous pousse, jusqu´au vertige, à déambuler entre les rayons de bouts de tissus colorés? C´en devient un véritable sport Olympique. Des championnats nationaux ont lieu chaque année. Des championnats d´hiver et d´été, que l´on appelle plus communément les "Soldes".


Qu´est-ce qui se passe dans la tete d´un consommateur du XXIe siècle, et qui n´existait pas auparavant? Voilà la véritable question, le véritable terrain d´investigation. Qu´aurait dit Bourdieu? Et que présager quand s´en iront dans l´au-delà les vieilles générations, seules tribus susceptibles de résister encore et toujours à la fièvre de la carte bancaire et des cabines d´essayage? Quelles mutations sociales atteindront nos petits vieux du troisième, quatrième, puis cinquième age? Que deviendra la société quand il n´y aura plus que des hyènes?


Sur ces considérations, je vous laisse méditer. Quant à moi, après un long détour par le Zara de Santander et un petit passage par le Corte Inglès, je me pose une dernière question rhétorique:


Comment je fais pour toujours me retrouver paumée au rayon "profs d´anglais" ?


mercredi, juillet 11, 2007

Museo Guggenheim Bilbao

extrait de Mélancolie I, Albrecht Dürer

Le tableau en intégralité:
Mélancolie I, Albrecht Dürer

Immense. Gigantesque. Phénoménal. C´est la première impression que l´on a lorsque, après avoir passé le chien géant fleuri qui garde sagement l´entrée, on pénètre au coeur du Musée. Des tableaux d´une taille monumentale... Au premier étage, une exposition d´un sadisme sans nom, que je ne saurait expliquer que par des images:

La matière du temps, Richard Serra,

Photo © Robert Polidori, Collection Permanente du Museo Guggenheim Bilbao


Des sortes de labyrinthes-escargot géants aux murs de deux mètres et demi de haut. Quand on est dedans et qu´on avance, on n´en voit pas la fin... Et puis soudain, on monte au deuxième étage et l´on voit ce que Dieu seul peut voir: la condition humaine. Des gens qui avancent sans savoir où, sans saver pourquoi dans un cercle vicieux, aveugle de leur propre sort....

Arrivés au troisième étage, Dürer nous accueille avec sympathie, dévoilant jusqu´à la plus petite de ses gravures, jusqu´aux plus beaux de ses chef-d´oeuvres (cf plus haut). Puis on ressort et on ose jeter un oeil en bas. Vertige. Vertigineux, voilà le mot exacte pour qualifier ce musée, sans aucun équivalent... Presque pas de lignes droites, tout en courbes et en volutes, presque comme un dessin de Ish...

Résumé: moi, petite touriste française, accessoirement apprenti artiste torturée et grande fan de Dürer --> =) contente. Très.



dimanche, juillet 08, 2007

Clockwork Orange

Stanley Kubrick, 1971

Vu ce film hier, en version española, mais peu importe. Un film très prenant, avec des séquences superbement esthétiques comme on aimerait savoir en faire... L´acteur avec des ojos azules (blue eyes), pour le coup, de psychopathe. Un cynisme qui va jusqu´à me faire rire orange =). (Bon OK, c´était mauvais, mais je ne pouvais pas ne pas le faire...) Plus sérieusement, c´est un très bon et très beau (esthétiquement parlant) film que je vous recommande si vous ne l´avez pas vu. En plus, le psychopathe en question se prénomme Alex. Que des bonnes raisons de le voir ;)...

vendredi, juillet 06, 2007

Le quart d´heure culturel.

Desnudo, Francisco Iturrino
(toile du Museo de Bellas Artes de Santander. J aime particulierement les couleurs.)

Dans le rejet de tout intellectualisme d´expression, de toute distinction verbale par dissertation littératuraire, dans le refus complet de produire du verbe pour le seul plaisir d´admirer sa propre aisance à le débiter, ou meme d´agglomérer du contingent autour d´une oeuvre d´art qui parle pour elle-meme et donc qui n´a nullement besoin qu´on la commente plus amplement , je me contenterai de dire ceci:

Jkiff´Proust.

mardi, juin 26, 2007

it's the end of the world, and I feel fine...


J'aurais aimé ne pas mettre une photo de moi. Mais l'inspiration me manquait, j'ai eu envie de vous faire peur, et puis il faut croire que Rousseau et moi avons des choses en commun (d'ailleurs, peut être que s'il m'avait connue, il m'aurait détestée, ça nous aurait fait une chose de plus en commun...).

Alors, ça, cette photo, à part Tchernobyl, elle évoque plusieurs choses... Le bagageasout', une stupidité éphémère, preuve qu'on peut bien délirer avec pas grand chose (qui sait, ptet même un cours de maths... enfin...). Un témoin de mon âme de gourou, aussi, qui m'a poussée à me métamorphoser en Dieu Perrier (malheureusement, la NASA n'a pas réussi à prendre des photos de mon arrivée sur terre...). L'écharpe colorée, celle qui a senti la vanille, un temps, avant qu'on me stigmatise pour mes "odeurs repoussantes"... Et puis surtout... j'ai l'air tellement bête. Chers blog-lecteurs, ceci est le reflet de mon moi intérieur (la pelote de laine emmêlée en moins).

Ca fait longtemps que je n'avais point posté. Le temps passe tellement vite, vous ne trouvez pas? On s'y perd... Une poignée de mesure intersidérales, et je suis passée d'un concours blanc harrassant à de la guitare autour du feu et du volley au petit matin.

Vous croyez que j'ai grandi? Le temps m'échappe et fuit...

Retour dans le Reur, une odeur de courtepaille qui imprègne mon sweat, mes cheveux, ma guitare...

Retour en arrière, tous ces gens, joyeux, heureux peut-être? Et moi, heureuse, joyeuse. Blessée, aussi, mais mon coeur est tendre comme la fesse d'un bébé.... Alors forcément, ça passe et ça casse. Mais ça passe, au final, je m'en remets. Depuis un an, déjà, deux, peut-être, je me remets. Je n'en suis pas plus solide, remarquez...

Et mika, alors? Mika et ses ptites lunettes rondes, Mika qui grandit, avec ses cuites, et ses potes, jéjé juju et les affreux jojos... Bon anniversaire, Mika.
*
Et mon ptit saucisson, qui se pèle de froid dans sa tante? mwhahaahahahahaa. Que j'aime me moquer...

Vous savez, depuis longtemps, je n'attends plus rien. Tout roule. Je flotte (et sans me droguer, en plus!). Que demander de plus? Un film? Encore? Du fun... de la stupidité, des idées... du génie! De l'inspiration, et des gens qui se réunissent, pour faire les cons, sérieusement, pour faire rire aussi, pour mon anniv, enfin...

Est-ce que vous me connaissez? Oui, je vois, dans le film, vous me connaissez, moi, mes multiples petits mois que j'ai semés un peu partout. Tous ces bouts de moi que j'oublie... Mes manies, polymonomanies, mes idées, mes conneries, mes dessins, mes oiseaux (non casés dans la catégorie connerie, remarquez)... Tous ces bouts de moi que j'oublie, que vous me rappellez.
*
C'est très très étrange, comme sensation. Je ne me connais pas. Si on me demandait qui je suis, j'aurais du mal à répondre. Je suis Alex. Stout. Juste Alex. Et de mon point de vue, je n'existe qu'à travers le regard des autres... Ou pas vraiment le regard, mais plutôt "the inner light", comme dirait Papy (enfin, l'autre anglais, mais je mets Papy parce que j'ai oublié...).
*
Ca va vous paraitre tordu, mais du coup, j'ai presque l'impression de ne pas exister... En fait... J'ai l'impression de faire, mais pas d'être. Je suis une ombre à moi-même. Je ne suis même pas autre, puisque je ne suis pas.

Mais où vais-je, enfin?

Je ne sais pas. Toujours pas. Ca me désespère, parfois, quand je n'y prends pas garde. Ne pas savoir.

*

C'est difficile, vous savez, de dire merci. On aimerait que ça sorte, d'un flot continu, comme dans un film où le scénario est tout préparé et y a plus qu'à l'apprendre, à le comprendre, à l'entendre, puis à le jouer. Nan, l'impro, c'est super pervers. On dit quelquechose, parce qu'il le faut bien, et toutes les idées viennent après, jaillissent quand il est trop tard... Super rageant.

Mais merci, toi, d'être là, toi que j'embête toujours, toi à qui je ne dis jamais merci... Je m'en désole. Ne m'en veux pas, j'aime pas ça et ça te va pas au teint... Jsuis heureuse que tu sois là.

Et puis toi, l'autre, toi qui me fais mal, quand tu ne me fais pas rire, quand tu ne m'attendris plus, quand je t'énerve d'être moi. Mais je suis tellement... ...Tu sais.

Rho et puis toi, partout, nulle part, perdue, et puis vous ailleurs, bien loin d'ici, et faux, et vrais, et parisiens, tellement parisiens...

Et tous les autres... Vous êtes tellement... marants. Vous je vous envoie une étoile. *. Je pense aussi à vous, maintenant, en écrivant mon blog...

J'ai beaucoup écrit aujourd'hui, parce que je n'avais rien à dire.

Bonnes vacances, tous, lisez, sortez, sniffez (l'air frais), écrivez aussi, pensez, dormez, mangez, ne faites rien. Arrêtez. Tout. Puis recommencez. Mais pas trop, il sera suffisamment temps de recommencer quand ce sera le début de la fin.

...et pouf?

mardi, juin 05, 2007

Petit message de dernière minute.

Chères lectrices, chers lecteurs. Une information importante doit vous être communiquée.


Je suis mélancolique de mon impuissance à être suffisamment.


Ceci dit, nous pouvons tous en tirez une grande leçon: alors, répétez tous après moi (certaines plus que d'autres, d'ailleurs) :


Merci de votre attention.
ps: j'ai quelques soucis de connexion avec blogger, ce qui minimise mes chances de poster des messages.
ps2: arrête, s'il te plait...

petipostpatrorock'nrollesque...




Le bâteau ivre, la limousine ivre, tout le monde ivre, à danser sur les tables, ivres de sobriété...

Je ne comprends pas... je NE COMPRENDS PAS.


Si j'étais un poëte, je serais Rimbaud. Non parce qu'il était doué (je n'y prétends pas), non parce qu'il était blond, mais parce que je ne comprends pas un mot de ce qu'il raconte. Mais en même temps, il avait raison... il a raison. Il emmerde le monde. C'est bien, ça, non? Emmerder le monde, faut commencer par là.


Il cherchait sa propre voie vers la vérité. Refusant de confier sa Pensée aux serpents qui lui sifflaient doucement "aie confiiaaaaaaaaaancsssssssssssssssssse...".


Je n'aurais pas été Baudelaire. Trop froid. Trop cyniquement passioné. Trop intelligent. Mais j'aurais aimé Baudelaire. Pas comme poète, ni comme être humain. Je l'aurais aimé comme Génie.


Et l'oscillation sinusoïdale se réitère, entre discours et poésie, entre raison et sensation; entre garder tout pour moi, jalousement, croyant futilement que quelque quintessence voudra bien s'autoextraire de moi, fermenter en mon être comme un gruyère bleu schtroumpf, et vous raconter ma vie, l'étaler avec un couteau à beurre à motié propre, jusqu'à ce que mes mots s'usent et n'aient plus que leur forme pour pleurer leur valeur évaporée dans l'infini, et l'au-delà.

Entre les bornes de ma santé d'esprit cette tension, tellement forte que mon expression a besoin de passer par de la physique de terminale pour se faire entendre...


Je n'aurais pas été romantique. Trop sûrs d'eux, sous leur airs de poëtes à boucles qui songent à l'intensité du monde. beurk.


Je n'aurais pu être Proust, car je déteste retravailler sans cesse le même ouvrage... Beaucoup trop de patience, quand je bouillone de tout envoyer valser.


Au fond, je n'aurais pu être que Rimbaud, ce paumé... On le dit poëte, mais lui, que dit-il? Il a tout été, tout essayé, et n'a pas trouvé sa place. Un ange n'est pas fait pour ce monde...


On le dit poëte, parce qu'on n'a rien compris...


... Mais au contraire, je crois qu'ils ont tout compris.

dimanche, mai 20, 2007

Un ptit bout d'univers, c'est comme boire un petit verre...


Un petit bilan s'impose. Vous l'attendiez, n'est-ce pas?
Mais avant toute chose, pour ceux qui ne connaissent pas, je présente un ptit bout de ma chambre. Pour que vous vous mettiez dans mon ambiance. Glissez un ptit Lou Reed dans la chaîne hifi (et hop, il se faxe), et vautrez vous allegrement sur le lit en essayant de regarder vos pieds. Avec un chocolat chaud à la main, quand il fait pas beau. Ca tue tout.

Bonbonbonbon(yum!), revenons à du sérieux. Que dire? Je vous fais une liste de données brute, ou j'essaye un peu de théâtraliser le truc?
Tout commence par les révisions. On ne compte même pas les heures, les jours, les tasses et les verres qui s'empilent entre les fiches de socio, philo, histoire, anglais et les bouquins de théâtre, poésie, les exercices de maths.
La fatigue, les longues journées vides, a mordre de la connaissance à pleine dent, la mâcher avec acharnement sans même se soucier de la capacité de digestion. Le découragement, le beau temps dehors qui mumure la liberté au creux de mes oreilles. Je ne l'entends pas, j'ai mes boules quies.
Les épreuves les sandwich les sujets les matières. Les heures. Les plans. Les gens autour qui disparaissent dans la concentration. Les feuilles de brouillon, un gros tas de brouillon.
Les jours se répètent. Le rythme est toujours le même: inspiration pour le début de l'épreuve, expiration pour la rédaction, exténuation pour le reste de la journée. Et le perrier, et le turron aux amandes.
Au final? Pas tant de cartouches... deux ou trois, m'enfin quand même. 63 pages, soit 15 copies doubles trois quarts. En 33h. Etalées sur 8 jours, un dimanche et un jeudi de repos. Quelques trouvailles (dialectique du maître et de l'esclave, quand tu nous tiens...). Et quelques horreur ("here is the patry").

Je suis même pas fatiguée... Mais il fait tellement moche... De quoi déprimer après l'effort si peu de réconfort...

Y a plus qu'à retourner dans mon "coin", avec Lou Reed who walks on the wild side. Et secouer l'alchimiste par la force de ma pensée. Non mais ho... que ce soient pas toujours les mêmes qui bossent...

mardi, mai 01, 2007



Je lis tellemment, je vois tellement, et je pense tellement de trucs à la fois que j'en arrive à ne plus faire aucune connexion.

J'oublie. Tout ce que j'ai pu faire, toutes les idées que j'ai pu avoir. Restées à l'état de puissance, à l'état de brouillon même pas gribouillé, tout ça dans une bouillie bouillante et infâme, comme de la rhubarbe.

Tout est tellement éparpillé, à force de vouloir classer les choses, les ranger dans des cases, des périodes, ou pire: un ordre logique. On n'y retrouve plus rien.

Il ne faut jamais déranger son désordre. Tout devrait être concentré dans une boîte à idées, dans l'anarchie la plus complète. Un tiroir, une étagère, on pose, on range, on oublie.

Pire: on met sur un blog, on met dans des dossiers, on grave sur des Cds, on upload sur trois sites internet. Comme une grande firme avec plein de succursales, mais personne qui y travaille. Des grands bâtiments plein de dossiers poussiéreux laissés à l'abandon.

Comment il disait déjà, l'Autre?... "j'ai plus de souvenir que si j'avais mille ans". Un cimetière de pensées, voilà tout.

Et le plus horrible, dans tout ça, c'est de vous dire qu'en fin de compte, le mieux, c'est de ranger vos regrets dans ce gros meuble à tiroirs, de les fermer à clef, et de jeter la clef à la poste, sans adresse. Peut être qu'un jour une Amélie Poulain vous rappelera son existence, mais qu'importe?

Qu'importe parce que votre pensée se métamorphose. C'est encore plus beau que du Dragon Ball Z. N'empêche, ça a quand même quelque chose de pernicieux, pour votre Esprit qui fut jadis sans doute autrefois encore suffisamment sain. Parce qu'il faut accepter que ça vous travaille sans que vous le travailliez, pendant que vous travaillez.

[...du temps s'écoule...]

Les moustiques. Vous lisez, et les moustiques, ces petites trajectoires noires et incontrôlables, vous agacent. Pire que des vifs d'or...

[...du temps s'écoule... La pluie.]

Le bruit de la pluie. D'abord, on se croirait dans une cascade. Puis ça devient plus violent. Et le chocolat remonté à 17° tape un peu sur la tête. clak clak clak.Les cailloux d'H2O acidifiés s'abattent sourdement sur les toits d'ardoise, grisés par les reflets du ciel livide.

[...du temps s'écoule, avec la pluie. Revient le Soleil.]

Mai. Mais pourquoi? Mets pour qui? Qui vous permet? Moi; en mai, je fais ce qu'il me plait, s'il vous plait.

Calmons-nous. Khâaaaalm.

La solitude me rendra folle, un jour.


...Mais pour l'heure, en voix-tortuture!


dimanche, avril 22, 2007

dimanche matin et chocolat.


Il est tôt. Il fait déjà jour à 7H00. Comme dans le train qui nous emmenait à Venise. Depuis 5h00, je ne dors pas, j'ai mal au ventre.

Je me suis levée à 6h30. J'en avait marre d'attendre.

J'ai mis Léonard Cohen, et j'ai commencé à dessiner. Je retrouve cette ambiance du petit jour, si agréable... une impression de fraîcheur, mêlée à la sensation d'être hors du temps. Et d'avoir le temps, une longue journée. Comme si on était pas obligé de respecter des horaires...

Ca me rapelle, au collège, les samedis matins, des heures passées à dessiner, pour le cours d'arts plastiques. Une heure, deux heures, trois peut-être. Peu importe. Tout est tranquille. A 6h48, les oiseaux ont arrêté de s'égosiller mélodiquement. Signe que le soleil était vraiment levé.

Et, pendant que le dessin prend forme, les pensées fusent. Tous ces gens qui m'entourent, toutes ces vies, et, au final, on ne sait pas ce qui compte vraiment. On sait juste qu'on est pas d'accord.

Mais, en ce petit matin, mon mal de ventre s'est transformé en faim. Elle m'empêche d'écouter Cohen, de penser, de dessiner.

J'ai peur d'ouvrir mon réfrigérateur. Peur de l'ouvrir et de le découvrir, rempli de vide, de moutardes et de camemberts bleus. Je chasse cette pensée de mon esprit.

Elle revient. Les glouglous intestinaux me tiraillent et anéantissent ma capacité de concentration. La matinée risque d'être trop longue pour attendre. Je me lève, ouvre le frigo. Vide, moutardes, vieux bout de camembert, émental bleu, et un oeuf, dépassé de quelques jours...

Une solution... Il me faut une solution. A 7h04, je n'ai pas d'idée.



...




Eurêka!

Les chocolats au poivre d'Agerola!


vendredi, avril 13, 2007

Vendredi 13


J'ai enfin fini ma fiche d'histoire sur la France sous Vichy. Après tout, Pétain, Napoléon, c'est aussi notre passé...
Et puis comme le dit un ami très cher: "tfaçon, si sarko passe, y fait un coup d'Etat, c'est la guerre civile en France et puis voilà, quoi."
En ce Vendredi 13, je vous dis au revoir, et m'aprète à m'exiler plus près du soleil, des caffès, et des pastas.

...Comme Napoléon quand il franchit les Alpes.

lundi, avril 09, 2007

Printemps




C'est le printemps. Il a fleuri dans ma chambre. Les fleurs du bonheur, parce qu'il fait magnfiquement beau dehors. Faites donc l'expérience. Tournez la tête vers votre fenêtre.

En une matinée, elles ont poussé, les fleurs du bonheur. Elles sentent la vanille...

Alors moi, comme j'avais la vie devant moi, des heures à gaspiller, je les ai comptées, les fleurs du bonheurs. Quatre-vingt treize. Quatre-vingt treize fleurs à dix pétales chacune. Et l'alchimiste alors? Combien d'heures a-t'il passées à les confectionner, ces fleurs, et ces pétales? Qui sait, si ça se trouve, lui aussi, l'alchimiste, il s'ennuie pendant les cours, il s'occupe les mains pour rendre ses oreilles plus disponibles.

Des journées sans souci, des jeux de grands enfants, qui jouent à être grands. Et quand quelqu'un sourit, dans ses yeux en demi-lune, et dans ses grandes dents blanches, on reconnait sur son visage l'enfant des albums de photos. Dans les petites pomettes, dans les sourcils rieurs, chacun trimballe avec lui le gosse qu'il a été, une poignée de secondes intersidérales auparavant. Il est toujours là. On la reconnait, la ptite chose bruyante qui courait partout, ravie de taper la pose devant l'objectif. Ceux qui vous disent le contraire ont juste oublié ce que c'était que de sourire, gratuitement, qu'on vous sourie en retour, sincèrement. C'est un jeu. C'est marant...


Courage, les enfants. Le printemps, c'est le début du bonheur...


Mon bracelet s'est cassé. C'est beau. Je me sens emportée par le futur, entrainée dans une danse magnifique. Bien, je me sens bien, légère, et j'ai envie de me laisser porter par la musique, qu'elle m'ennivre, par la poésie, qu'elle m'emporte, moi et mon esprit. Comme envie de me tenir debout au bord d'un goufre et de crier, crier de toutes mes forces, me vider, délivrer toute ma puissance devant l'infini.

Envie de vous parler, à vous que je connais si bien, discuter de grandes choses sous des airs de futilité, de stupidité, et à vous que je ne connais pas encore, que j'admire ou je respecte, à qui j'aimerais arriver à parler. A vous que j'ai connu et que j'ai oublié, un peu, mais qui restez quelque part au fond de ma mémoire.

A vous, pour qui j'aimerais écrire des poëmes, pour qui j'aimerais savoir écrire.

Je pense à vous... à bien d'autres encore...

mardi, mars 27, 2007

(2002)

I have a website, remember? I'd nearly forgotten. I spend hours on it, though. And the more I do maths, like, real maths, hardly understandable, the more I want to learn php again. To spend hours and hours pulling out my eyes on MySQL code and data banks.



Ok. I do think we should have psychologic exams before entering Hk... Some people don't even have a single idea of what they're doing there... That's just torture, and you're gonna leave more than just feathers (please pistch, correct my English language).


As far as I'm concerned, I'm okay. The sun is rising, I'm studying while taking a midday sunbath (metaphoricly speaking, you've all understood...). People're smiling, happy to have fun together, and not to care. And if they do care, they do not worry.
I'm okay, always thinking, listening, shutting my mouth. Thinking to learn and learning to think, not too tired but not too excited either. Worried enough, but not too stressed.

And I feel a deep deep impression of waiting for something. I don't know what. I'm waiting to know.

And I love you all, you stressed, stressing, annoying people.

dimanche, mars 18, 2007

L'étrange pyramide de Mlle Alex


Bilan, mes enfants, je voulais vous informer de deux de mes actes, que j'ai réalisés depuis la rentrée, et qui ne font que confirmer l'absolue liberté de mon être dans l'adversité. J'ai enfin tiré mes deux-cents photos, collection élaborée au moins quatre années durant (depuis que j'ai un numérique). Le seul problème, c'est que maintenant, faut que je trouve de nouvelles photos pour mon blog (c'est pas drôle si je mets des photos non inédites), mais ça me forcera au moins à prendre des photos. Donc c'est bien.

Par ailleurs (ou en outre, mais de toute façon, les deux tournures sont laides, quoique bien utiles...), j'ai enfin mis un recueil de poésie de Victor Hugo dans mes toilettes. J'avoue que j'en avais assez de relire le même manga pendant des jours, des mois... Voilà, je peux enfin me cultiver en lisant du Hugo, luxe que je ne me suis jamais payé auparavant.

Ce week-end, je n'ai pas énormément bossé, et ce soir, je devrais plutôt être plongée dans quelque oeuvre philosophique, mais pour les deux raisons que j'ai exposées, je l'avoue, je me sens pleine de sérénité...

lundi, mars 12, 2007

* complément à la liste des choses à faire (et à ne pas oublier) *

-dans l'immédiat, finir ma fiche.
-parler, échanger des idées.
-trouver des idées, réfléchir.
-faire développer mes photos. En envoyer une.
-me balader dans Paris. Déambuler quand il fait beau.
-dormir.
-ne pas oublier l'année dernière, ni l'année d'avant. Me construire une identité.

dimanche, mars 11, 2007

Les petits riens du dimanche matin...


[petit quizz: que voyez-vous? une fleur de lotus-rose blanche et autres végétations, ou une grand-mère écureuil bienveillante?]

...what I was going to say...?

...Moui. Bon. C'est dans la fatigue qu'on réfléchit, et, bizarrement, au réveil, le cerveau s'embrume...

Ah oui! voilà... Liste des choses à faire:

-aller à la FNAC. Ou à Album. Il me faut des mangas et je ne supporte pas Gilbert.
-acheter des chaussures. (de préférence, pas encore des van's, même si ma préférence irait pour des van's)
-prendre des photos. Regarder, observer, analyser autour de moi
-regarder la télé. Ne rien faire. Un jour...
-mettre des vêtements colorés.

Bosser me réduit à un tel état de passivité, que je ne peux que subir, et bosser. Je lutte avec le temps, de temps en temps, et depuis bientôt 6mois je n'ai pas un réveil, pas une montre à l'heure. Tout est en avance, pour me donner l'illusion de maîtriser mon temps, et j'en perds toute notion.

Sortir devient de plus en plus dur... Par forcément par manque de temps, y a les vacances par exemple. Mais vous savez que si vous voyez des gens, vous n'aurez rien à leur dire. Parce que vous êtes fatigué(e), et que normalement vous racontez des trucs marants qu'il vous arrive, ou des choses biens que vous avez faîtes, des idées cools qui vous sont venues, ou de belles cartes-postales vivantes que vous avez vues... Mais rien, il ne se passe rien. Vous vous trouvez trop chiant(e). -Alors, quoi de neuf?- bah, jtravaille...-ah...-....parce que vous travaillez. C'est un investissement coûteux, et tous les jours, la perspective d'un concours est bien présente dans l'esprit, mais l'au-delà, ou l'autrefois, enfin la perspective d'un non concours vous tente également, et vous porte à relativiser votre acharnement. C'est mal, faut s'accrocher. Mais pas de bol, vos crampons sont garantis que 6mois, après ils peuvent lâcher à tout moments, ni repris ni échangés.

Toutes ces choses qui sont belles, cette matière qui excite mon imagination créative, et tout juste le temps de les laisser filer.

...Et personne d'autre que vous pour vous en congratuler. Vous vous devez d'être votre propre générateur de gratitude, parce cette gratitude-là n'intéresse personne. Vous avez remarqué? on félicite toujours les gens une fois qu'ils ont réussi, qu'ils ont accompli ce qu'ils devaient, décroché leur diplome de je ne sais trop quoi... Mais c'est nul. Tous ces gens qui vous félicitent pour votre bac, mais ils n'étaient pas là quand vous révisiez, quand vous aviez besoin qu'on vous dise bravo, qu'on vous insuffle de l'espoir, qu'on vous encourage. Non, non, on vous encourage juste au moment où votre courage s'évapore, où vous n'avez plus besoin de lui pour ne pas tomber, puisque vous avez des lauriers très confortables sur lesquels vous reposer...

Alors, aujourd'hui, Ego s'affirme. Ego me dit: bravo. Continue. Parce que personne d'autre ne le fera à votre place. Pas les gens pour qui c'est loin derrière, et encore moins les gens qui ont autant besoin que vous de se dire bravo à eux-mêmes. Mais ces derniers sont pardonnés d'avance, évidemment.

Bravo, moi. Je me félicite d'avance, parce que j'ai confiance. Cette confiance est derrière toi, tu peux te reposer dessus, quand ça va pas bien, quand tu te sens défaillir. Elle est là, elle bouge pas, elle reste en soutien. Alors avance...

samedi, mars 03, 2007




Au cours d'une journée laborieuse, entre un maréchal Péteux et deux juristes résistants, voici ce que j'ai trouvé: "on pourrait dire que la droiture de ceux qui lisent le droit est à la fois l'un des fondements de l'effet que le droit exerce en dehors, et un effet que le droit exerce sur ceux qui exercent le droit et qui, pour avoir le droit de dire le droit, doivent être "droits". " (Pierre Bourdieu)

Mais à la fin de ces 11h de fiche acharnées, il fallut que je capitule,
Parce que j'était sacrément nulle.

... Mais j'ai pas le droit de me plaindre, parce que je suis en vacances. Pardon, si j'ai pu vous choquer par mon désarroi illégitime.

mardi, février 27, 2007

11 p.m. undermood again.






"Help me if you can, I'm feeling down
And I do appreciate you being round.
Help me, get my feet back on the ground,
Won't you please, please help me.

And now my life has changed in oh so many ways,
My independence seems to vanish in the haze.
But every now and then I feel so insecure,
I know that I just need you like I've never done before."

The Beatles (and me, actually)








dimanche, février 25, 2007

Mon Dieu, que la montagne est bêteuh...

Voilà. Par souci d'épargner mes camarades, je me sacrifie, me donnant en pature au Ridicule.
Cette seule image parle pour toute la semaine.

...Mais si j'ai des réclamations, j'ajouterai les perles du bêtisier de mes homologues skieurs.

ps: quand le doigt montre le snow...

samedi, février 17, 2007

Keep Kowl.



Inspire. Expire. Finis tes disserts. Expire. Prends un bouquin. Ouvre-le, ferme-le, repose-le.

Fais ta valise. Inspire. Pars. Très loin, loin, loin, dans les nuages.

Je vais surfer. Adieu.


samedi, février 10, 2007






Petit texte. Petit texte? petit texte... Croquis de petit texte. Esquisse, sans organiser le trait verbal. Au lecteur de déceler la bonne trouvaille au milieu du farfouilli brouillon.

C'est le regard de ce monsieur qui m'a fait comprendre que rêver n'était pas impossible. Que L'Oeil est la Main était deux oeuvres d'art. A travailler.

C'est en dessinant, en peignant pendant des heures, dans le silence de la parole, avec l'odeur ambiante de thérébentine, et TSF-89.9-Jazz en continu, que j'ai commencé à penser. A me tourner vers mon intérieur, comme le penseur de Rodin. C'était cool. Les heures filaient. C'était cool. Vivement bientôt.

Les vacances. Je vis sur mes réserves. J'écris sans concentration, je bosse sans bosser, m'évadant, toujours, ou par la guitare, ou par la fatigue. Et de plus en plus, je rêve de montagnes. Bientôt...

Mes mots ne disent rien: il n'y a que l'expression du visage. Le langage de la Moue. alors, pour finir, je laisse la parole à ce charmant ptit bonhomme (du temps où mes dessins avaient encore une expression humaine):






mardi, février 06, 2007

Echantillon


Un ptit bout de ma chambre. Que je vois chaque soir avant de m'endormir, que j'observe du coin de l'oeil en travaillant, que je contemple avec un air bovin le matin, à l'heure où les vaches ne sont encore pas bien réveillées.

On dirait pas comme ça, mais ce trifarfouilli est tout barbouillé de couleurs, en totale anarchie, et ça égaye le lieu de travail.

Si vous êtes sages, je vous mettrais peut-être une visite guidée de ma chambre. Mais je vous préviens, je suis une voix-off absolument sans aucune prestance.

Sinon, je crois que j'ai rarement eu des cernes aussi violacées et aussi creuses qu'aujourd'hui. Méchant Platon.

Voilà. c'était bref, conçis, et court, et c'est la fin. (oui, oui, mauvais, comme conclusion-ouverture, m'enfin quand on a du mal à trouver une chute, c'est pas une raison pour pousser mémé dans les orties rien que pour avoir de quoi bien terminer...)

vendredi, janvier 26, 2007

Paris - Tokyo, 2007 - 2015.


En 2015, j'aurais 26 ans. Mon habitus sera dans l'indécision la plus totale, l'indétermination la plus profonde, clivé entre tendance générale d'un vieillissement de la jeunesse, et quête idéologique de la stabilité du monde adulte.

Je serais une jeune étudiante bordélique, me promenant en tous lieux avec mon carton à dessin crasseux, ou du moins en substitut de lambeaux, que j'aurais achetée en 2010, année de mon entrée dans la carrière d'apprentie artiste.

J'aurais lu la Phénoménologie de l'Esprit, sans l'avoir comprise, et témoignerais d'un respect infini pour le Criticisme kantien.

Mon frère sera devenu roi du pétrôle vert, et assurera le rôle de mécène. Je pourrais donc donner ma contribution à l'harmonie du monde, puisqu'à défaut d'être capable de penser par moi-même, je chercherais d'autres moyens de gagner la vérité. Car la vérité me rendra libre. Par ailleurs, comme je serais devenue une Bourdieusienne amateur (mais en 2015, on dira amateuse...), je connaîtrais les contraintes de la société qui pèsent sur moi, pour m'en affranchir.

Je ne vous aurais pas oublié, et vous non plus. Je vous fréquenterais encore. Avec plaisir, et parce que vous n'aurez pas le choix.

Ou alors le Third Impact aura éradiqué ma matérialité physique, et je serais réincarnée en brocoli... (ceci équivaut à: quelque soit t dans R+, alex(t)=encore en khâgne.)


Quelque part, perdue dans l'hyperespace, perdue dans la réalité métaphysique, perdue dans la connaissance absolue. Et toujours, stupide, et toujours, fière de l'être, et toujours, subtilement incomprise, avec des tendances de poëte bénie. Et le sourire au lèvres...

samedi, janvier 13, 2007

Ôde à l'état de grâce



Je voudrais rendre un hommage. Vous savez, Bob Dylan, l'Olympe, et toutes ces conneries...
Un dieu vivant, frappé par l'état de grâce. Voilà.


Ma parole est confuse, mon esprit l'est autant
Car face à la Beauté comment se sentir autrement?
Peut-être pas le Génie, qui n'est pas de ce monde,
Il soumet pourtant Hasard, Médiocre, Immonde
Au service de son âme, ses représentations
Pour enfin transcender le mot de Création.
Rendre grâce à ce Dieu, le grand Miyazaki
Créateur de Beauté, de magie et de vie.




Mais vous savez quoi? Mon tour viendra, de lutter contre le Facile; de m'adresser d'égal à égal avec le Beau. Le fléchir à mes pieds, m'élever dans les airs, passer au travers des nuages de l'Imagination, et voler à l'Alchimiste son plus cher secret: celui du Sublime de la Nature. Rêves, ne vous endormez pas sur vos lauriers, puisqu'un jour il faudra bien que je m'attaque à vous.




vendredi, janvier 05, 2007

bougie.bougie.bougie.bougie.bougie.bougie...

...bougie.bougie.bougie.bougie.bougie.bougie.bougie.bougie.bougie.
bougie.bougie.



Quelqu'un a dit qu'on était pas sérieux quand on avait 17 ans, jetant ainsi sur des générations éternelles de pauvres petits gens la malédiction, le fardeau de ne pas pouvoir être pris au sérieux.

Ok, on est pas sérieux quand on a 17 ans, mais je vous rassure: on peut tout à fait être flippant :)...


Ps: si le titre t'as soufflée, souffle le en retour!

Pps: pour ton anniv, jt'offre ça:




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